Diffa: À Blanakour, le FARCUB veut transformer la culture en économie locale

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(Échos du Niger 6 septembre)La troisième édition du Festival de l’Artisanat et de la Culture de Blanakour (FARCUB) s’achève ce dimanche 6 septembre dans le département de N’Gourti, région de Diffa, avec une ambition qui dépasse désormais la seule célébration culturelle : faire du patrimoine et des savoir-faire locaux des instruments de développement économique. Organisé du 4 au 6 septembre, le rendez-vous est placé sous le thème « Artisanat et culture, facteurs de souveraineté économique et de cohésion sociale ».

L’événement rassemble artisans, producteurs, responsables publics et communautés d’une zone située au carrefour de plusieurs espaces économiques et culturels sahéliens. Pour les organisateurs, l’enjeu consiste notamment à offrir une vitrine aux produits locaux et à créer des débouchés pour les artisans. Le festival génère également une activité ponctuelle pour les commerçants, restaurateurs, transporteurs et autres prestataires de N’Gourti et des localités voisines.

L’Agence de promotion du tourisme du Niger estime que le patrimoine de la zone peut devenir un levier de développement. « Votre patrimoine est une richesse nationale et sa préservation est une responsabilité que nous partageons avec vous », a déclaré une responsable de l’agence lors des préparatifs. L’expérience pose néanmoins une question plus large : comment transformer l’effervescence de trois jours en revenus durables ? La professionnalisation des artisans, l’accès au financement, la commercialisation, la qualité des produits et l’ouverture vers des marchés extérieurs détermineront en grande partie l’impact économique réel du festival.

Dans une région longtemps associée dans l’actualité aux défis sécuritaires, Blanakour cherche ainsi à raconter une autre histoire : celle d’un territoire où culture, tourisme et économie locale peuvent aussi participer à la résilience.

Achirou Ibrahim (www.lesechosduniger.com)