Coran et Hadith: le changement commence aussi par les hommes

Niger Refondation Religion Société

« Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. »

Ce passage de la sourate Ar-Ra’d (Le Tonnerre), verset 11, est fréquemment mobilisé lorsqu’il est question de responsabilité individuelle et collective. Il ne signifie pas que l’être humain contrôle entièrement son destin. Dans la conception islamique, Dieu demeure souverain.

Mais le verset rappelle une dimension essentielle : attendre une amélioration sans agir sur ses propres comportements constitue une contradiction.

Appliqué à la société, le principe est puissant.

Un pays qui veut combattre des tares de gouvernance doit commencer par valoriser l’intégrité. Une communauté qui souhaite la propreté doit assainir son sein à tout point de vue. Un jeune qui veut réussir doit transformer son rapport au travail, au temps et à l’apprentissage. Le changement collectif devient ainsi la somme de transformations individuelles.

Cette lecture évite également une interprétation passive de la foi. La confiance en Dieu ne dispense pas de l’effort humain.

Dans un Niger confronté simultanément aux défis divers tels que l’insécurité, les défis environnementaux, de l’éducation, de l’emploi et du développement, ce verset est une invitation à la responsabilité collective agissante.

Prier pour le changement demeure un acte de foi mais travailler à le rendre possible est une responsabilité.

http://www.lesechosduniger.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *