(Echos du Niger 13 aout) La cérémonie de clôture de la première édition de la Rencontre Culturelle Internationale (ReCI) consacrée aux langues et cultures Songhaï-Zarma-Dendi et aux alliances à plaisanterie, dimanche dernier au Palais des Congrès de Niamey, a été marquée par un couac au niveau de l’organisation et que certains ont profité pour faire du “bad buzz” sur les réseaux sociaux. Le Sultan de Dosso n’a pas pu accéder à la salle plénière et certains ont vite fait de relayer l’incident comme une interdiction faite à l’honorable Djermakoye Amadou Sounna Saidou. Selon plusieurs témoins, il n’en a été rien car c’est la forte affluence des invités et autres personnes qui se sont massivement déplacées, qui a compliqué l’accès du Sultan au Palais des Congrès. Débordée par la forte affluence, l’organisation a été, en effet, dépassée par les événements et à dû procéder à la fermeture des portes de la salle au moment où la délégation du Sultan était bloquée dehors, ce qui l’a obligé à rebrousser chemin. Afin de clore l’incident, les organisateurs de la ReCI ont d’ailleurs décidé de dépêcher aussitôt une délégation spéciale auprès du Djermakoye pour présenter des excuses, ce qui fut fait et accepter par l’honorable Sultan de Dosso qui s’est montré compréhensif et indulgent surtout pour une première édition qui a été assez éclatante.
Le “Bad buzz” n’a pas fait long feu! La cérémonie de clôture du ReCI a failli être ternie par une mauvaise campagne publicitaire sur les réseaux sociaux avec l’information relayée par certains sur l’interdiction faite au Sultan de Dosso, l’honorable Djermakoye Amadou Sounna Saidou, d’accéder à la salle du Palais des Congrès où se déroulait l’événement.
Selon plusieurs témoins sur place, il y avait eu certes un incident à déplorer puisque le Sultan et sa délégation n’ont pas pu accéder à la salle, mais cela est loin d’une interdiction manifeste mais plutôt à un problème d’organisation dû à sécurité dépassée par la forte affluence des participants. Comme on le dit, “le mensonge a beau courir, la vérité finira par le rattraper”, c’est sur les mêmes réseaux que les témoins de la scène ont vite démenti ce qui a été tendancieusement relayé même si la rumeur a déjà fait son bonhomme de chemin.
Entre différents témoignages, celui de l’entrepreneur culturel Aladin Maiga, est assez édifiant de ce qui s’était vraiment passé car comme il l’a affirmé avec preuves, les faits se sont déroulés presque devant lui et il en a détaillé le déroulé qui permet de comprendre ce qui s’est vraiment passé. “C’était presque devant moi… ou en tout cas pas très loin, même si sur le moment je n’ai pas tout compris”, précise-t-il et pour lever toute équivoque, il a tenu à rappeler le contexte. “La salle était quasiment pleine. Les policiers ont fini par fermer la grande porte afin d’empêcher le public restant de rentrer. Je faisais partie de ce groupe bloqué à l’extérieur, au milieu d’une foule compacte. Pour couronner le tout, la circulation devant le Palais des congrès était complètement paralysée : des bus barraient la route, empêchant les voitures de passer. C’était le chaos total. C’est dans ce contexte que le chef est arrivé. Sa voiture s’est retrouvée coincée derrière les bus. Il est même descendu pour tenter d’entrer à pied (je ne l’ai pas vu directement, ne connaissant pas son visage). Un policier de la circulation, l’ayant reconnu, a tenté d’intervenir pour lui ouvrir le passage. Mais c’était impossible : la foule était trop dense et les agents postés à la porte n’étaient pas concentrés . Finalement, il est reparti vers son véhicule”.
D’après le même témoignage, c’est plutôt l’organisation a clairement montré ses limites. “On ne devrait jamais mélanger l’entrée des personnalités avec celle du public. Une simple entrée distincte pour les autorités et invités officiels aurait permis d’éviter un tel incident et ce malentendu regrettable”.
Voilà pour les faits que certains ont voulu, à dessein pour certains, se servir pour manipuler l’opinion. Il faut dire qu’aussitôt ayant appris cet acte des plus regrettables, les organisateurs de la rencontre internationale Zerma-Songhaï-Dendi ont décidé de se rendre à Dosso pour s’agenouiller devant le Dermakoye, Sultan de Dosso, afin de lui présenter leurs excuses comme cela a été publiquement dit lors de la cérémonie de la clôture.
Une première édition qui a tenu toutes ses promesses…
En dépit de ces regrettables incidents qui se comprennent surtout pour une première édition, la Rencontre Culturelle Internationale (RECI) sur les langues Zarma-Sonrai-Dendi, et la parenté à plaisanterie a tenu toutes ses promesses. Placée sous le thème, “facteurs de souveraineté, d’intégration et de consolidation de la paix au Sahel’’, c’est le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a présidé, dans l’après-midi du jeudi 7 août 2025 au Centre des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, l’ouverture officielle de la rencontre qui a enregistré la participation d’environ 15 pays ainsi que la diaspora qui ont fait le déplacement de Niamey pour célébrer les diversités culturelles de la langue Zarma-Sonrai-Dendi, bâtir la paix et renforcer l’unité au Sahel.
Selon les initiateurs, avec à leur tête l’ancien ministre Mamoudou Djibo, PHD, l’objectif principal de cette rencontre est de contribuer par la promotion de la langue et de la culture Sonrai-Zarma-Dendi et de la parenté à plaisanterie, à l’instauration d’une véritable culture de la paix au plan local et transfrontalier pour une coexistence pacifique et une intégration régionale, d’adopter la langue Zarma-Sonrai-Dendi comme un outil moderne de communication, de science et d’apprentissage, valoriser la parenté à plaisanterie dans les traditions et rechercher les parentés intercommunautaires non connus jusque-là, contribuer à la paix au Sahel et à la promotion des valeurs de solidarité, de tolérance et de respect entre les communautés.
A.Y.B (lesechosduniger.com)

