Colonel Boubacar Soumana Garanke, AD Ville de Niamey

Crise foncière : l’AD de la ville de Niamey met en garde contre les escroqueries

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(Echos du Niger 30 juillet) Face à la recrudescence des plaintes et aux lenteurs administratives dans le traitement des dossiers de cession foncière, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanke, a publié un communiqué officiel daté du 28 juillet 2025, pour alerter les citoyens sur des pratiques illégales et récurrentes au sein de l’administration municipale. Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une crise foncière latente, alimentée par la spéculation, les conflits d’intérêts et une explosion de la demande de terrains dans la capitale nigérienne.

Dans ce communiqué n°0037/AD/VN/SG/2025, la municipalité reconnaît l’existence de dysfonctionnements internes, notamment la présence d’individus malintentionnés qui exploitent les lenteurs administratives pour monnayer une prétendue « accélération » des procédures foncières peut-on lire dans le communiqué. Ces « intermédiaires » autoproclamés, souvent bien introduits dans la chaîne administrative, proposent leurs services contre rémunération, aggravant les frustrations des usagers et alimentant un climat de méfiance envers les institutions.

En réaction, le Colonel Garanke appelle les citoyens à une vigilance accrue, les invitant à refuser toute forme d’intermédiation dans leurs démarches, particulièrement celles relatives aux actes de cession. Il met également en garde contre les risques d’escroquerie et de falsification de documents, des pratiques qui ont déjà conduit à plusieurs litiges fonciers dans la ville de Niamey sont certains en l’occurrence le domaine de la ceinture verte défraie la chronique.

Ce rappel à l’ordre intervient dans un climat tendu où le foncier est devenu un secteur parmi les plus conflictuels à Niamey et dans les autres grandes villes du pays. Entre urbanisation galopante, tensions économiques, et intérêts privés croissants, la gestion du domaine foncier public est devenue un enjeu stratégique. Des citoyens dépossédés de leurs terrains, des doublons de titres de propriété, et des cas de collusion entre agents publics et spéculateurs ont alimenté ces dernières années une véritable crise de confiance.

Par ce communiqué, la Ville de Niamey tente de redorer l’image d’une administration mise à rude épreuve par la problématique du secteur avec des agents à elle impliqués dans les dossiers macabres de lotissement litigieux et des escroqueries.

Nous apprenons d’ailleurs que l’Inspection Générale des Services (IGS) est désormais chargée de recueillir, sous strict anonymat, tout signalement de pratiques douteuses. L’objectif affiché est de restaurer un service public intègre et de qualité dans ce secteur gangrénée par la corruption.

Cette initiative marque un pas vers la moralisation de la chaîne administrative foncière, mais elle pose aussi une exigence de suivi rigoureux et de sanctions exemplaires pour espérer enrayer durablement un système profondément enraciné.

Youssouf Sériba(lesechosduniger.com)

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