(Echos du Niger 30 juillet)Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé ce mardi 29 juillet 2025, dans une déclaration publique, sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. A 83 ans et déjà désigné candidat par le RHDP, son parti, il va briguer un quatrième mandat à la tête du pays, une décision qu’il a motivée par “l’intérêt supérieur de la nation” et “en réponse à l’appel des ivoiriens”. Grand favori du scrutin, il lui reste à connaître ses prochains adversaires, les plus en vue comme l’ancien Chef de l’Etat Laurent Gbagbo (PPA-CI) et Tidjane Thiam (PDCI-RDA) n’étant pas encore sûrs de se présenter alors que le contexte politique reste tendue à l’approche de l’échéance électorale. Ses principaux opposants ont aussitôt qualifié cette candidature “’illégale”, amplifiant ainsi les tensions politiques à l’approche du scrutin prévu dans trois mois.
« Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité »! La fin du semblant de suspens qui durait depuis quelques mois n’a vraiment pas surpris grand monde. Le Président ivoirien, Alassane Ouattara a fini par annoncer sa candidature ce mardi 29 juillet 2025 lors d’une déclaration publique dans laquelle il a motivé sa décision de briguer, à 83 ans, un 4e mandat à la tête du pays. “Oui, je suis candidat parce que la Constitution m’y autorise et ma santé me le permet”, a-t-il déclaré avant d’ajouter que “les défis sécuritaires, économiques et monétaires que traverse la Côte d’Ivoire exigent une certaine expérience à la tête de l’État”.
Selon le candidat désigné du RHDP, “le devoir peut parfois transcender la parole donnée de bonne foi”, revenant ainsi sur sa promesse de transmettre le pouvoir à une nouvelle génération. Il a toutefois encore promis que son mandat sera axé sur la continuité et “la transition générationnelle”.
Tensions politiques et incertitudes électorales…
Au pouvoir depuis 2011, après une décennie de crise politique qui a viré presque à la guerre civile, l’ancien Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny a d’abord été réélu en 2015 puis s’est représenté en 2020 après avoir changé la Constitution et promis de passer la main à la nouvelle génération. Pour la présidentielle d’octobre 2025, l’ancien Directeur Afrique du FMI brigue ainsi un 4e mandat à la tête de la première économie de l’UEMOA. A sa décharge, il peut se targuer de justifier d’un bilan assez reluisant au regard des indicateurs socio-économiques qu’affiche la Côte d’Ivoire ainsi que des infrastructures dont il a doté le pays.
Incontestablement, il part comme le grand favori de cette présidentielle qui s’annonce dans un contexte politique assez tendu. En cause, la probabilité que ses principaux opposants ne puissent pas se présenter. Il s’agit notamment de l’ancien Chef de l’État Laurent Gbagbo du PPA-CI ou de Tidjiane Thiam du PDCI-RDA ainsi que son ancien allié, l’ex chef rebelle Guillaume Soro de GPS.
Le président Ouattara a plusieurs fois promis que toutes les dispositions sont prises pour que les prochaines échéances électorales se déroulent dans de bonnes conditions. A l’approche du scrutin pourtant, les tensions ne cessent de s’amplifier.
L’annonce de sa candidature a été favorablement accueillie par les cadres de son parti, la machine électorale RHDP, un parti qui a vu le jour sur les cendres du RDR qui l’a porté au pouvoir. Dans les rangs de l’opposition toutefois, comme Laurent Gbagbo ou Guillaume Soro ainsi que l’ancien PM Pascal Affi N’Guessan du FPI, contestent cette candidature qu’ils ont aussitôt qualifiée “d’illégale”. Cependant, l’opposition part en rang dispersé à la prochaine présidentielle, ce qui favorise davantage la candidature d’Alassane Ouattara.
A.Y.B (lesechosduniger.com)
