Le mardi 29 juillet 2025, un procès très suivi s’est tenu au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey. Deux jeunes femmes, soupçonnées d’entretenir une relation amoureuse, ont comparu pour outrage public à la pudeur, un délit prévu par les articles 275 et 276 du code pénal nigérien.
Selon l’enquête, des vidéos et messages échangés entre elles ont été découverts, révélant des contenus jugés contraires aux bonnes mœurs. Le parquet, choqué par les faits, a requis trois ans de prison ferme et 100 000 francs CFA d’amende à titre d’exemple, estimant que de telles pratiques vont à l’encontre des valeurs sociales, religieuses et culturelles du pays.
La défense avait demandé un huis clos pour préserver l’intimité des prévenues, mais le tribunal a choisi de maintenir une audience publique “à titre pédagogique”. À la barre, l’une des jeunes femmes a reconnu leur relation, parlant d’un amour sincère. Leur avocat a plaidé l’erreur de jeunesse et demandé au tribunal de leur accorder une seconde chance.
Le délibéré est attendu pour le 5 août prochain
L’Enquêteur, 30 juillet 2025. Image générée par IA.

