Insécurité: au moins 7 personnes tuées dans l’explosion d’un EEI sur la route Farié-Samira (Tillabéri)

Niger Sécurité

(Echos du Niger 12 mai) Dans l’après-midi du vendredi 09 mai, un véhicule de transport de personnel de la Société des mines du Liptako (SML), a explosé sur un engin explosif improvisé (EEI), de retour de la mine aurifère de Samira, sur l’axe reliant Farié, dans la région de Tillabéri. Au moins sept (07) personnes ont été tuées dans l‘explosion de la mine artisanale, une arme de prédilection pour les groupes armés terroristes (GAT) opérant dans cette zone des trois frontières notamment l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) qui a revendiqué l’attaque.

Selon des informations recueillies auprès des proches de certaines victimes, les victimes étaient des employés de la Société des Mines du Liptako (SML), opérant à la mine aurifère de Samira. Ils revenaient du site aurifère pour Niamey pour profiter de leurs congés lorsque leur véhicule a explosé sur une mine artisanale sur l’axe reliant Samira à Farié, dans le département de Gothèye, région de Tillabéri.

Au moins sept (07) personnes ont trouvé la mort dans l’explosion et les victimes ont été évacués à Niamey quelques heures après le tragique incident. La plupart ont été inhumés hier samedi en présence des membres de leurs familles, des amis ainsi que des collègues de travail.

Multiplication des attaques à l’EEI

Les attaques à l’engin explosif improvisé (EEI, IED) constituent une vraie hantise tant pour les FDS que pour les populations civiles dans cette zone des trois frontières où opèrent principalement l’EIGS. Il ne se passe pratiquement pas une journée sans qu’une mine artisanale ne soient découverte et neutralisée par les experts du Génie militaire sur les principaux axes de cette rive du fleuve Niger, dans la zone d’intervention de l’opération “NIYYA”. Dans les bulletins des activités, l’armée fait régulièrement cas des incidents liées à l’EEI bien que dans la plus part des cas et grâce à une certaine expérience désormais acquise par le Génie militaire, ces mines artisanales posées parfois avec des complicités locales, ne soient désamorcées à temps.

Le recours aux mines artisanales par les groupes armés terroristes (GAT) visent à perturber la circulation des FDS massivement déployées dans la zone ainsi qu’à mener des embuscades complexes contre les convois militaires. Cependant, des victimes civiles notamment les voyageurs et autres commençants qui empruntent les transports publics, en font assez souvent les frais, dans beaucoup de cas avec des victimes.

Ikali DH(lesechosduniger.com)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *