(Les Echos du Niger 22 mai) Selon le média en ligne intelligenceonline, les drones espions sont de plus en plus nombreux à survoler les zones d’exploitation de l’Uranium au Niger. Ces drones sont déployés par plusieurs puissances occidentales comme les États-Unis ou encore la France. Le point commun entre ces deux pays est qu’ils entretiennent des relations quelque peu tendues avec le CNSP. En effet, les troupes militaires françaises ont été priées de plier bagage au lendemain du coup de force du 26 juillet 2023.
Le gouvernement de transition du général Tiani a mal digéré les propos du président Macron au lendemain du coup d’État ainsi que le soutien affiché par l’ancien pays colonisateur en faveur d’une intervention militaire pour remettre l’ancien président Mohamed Bazoum dans le fauteuil présidentiel. Si Orano mining (ex-Areva) continue d’exploiter des mines d’uranium sur le sol nigérien, Paris estime nécessaire de garder un œil sur les sites miniers en raison entre autres de la présence Russe. Ce sont des raisons similaires qui motivent Washington qui vient, à la suite des français, de commencer l’évacuation de ses troupes militaires hors du Niger. Au total, ce sont plus de 1000 soldats stationnés principalement sur la base aérienne d’Agadez qui devront quitter le pays d’ici au 15 septembre 2024.
Si les drones espions américains sont devenus plus présents au-dessus des mines d’uranium du Niger, c’est aussi parce que la maison blanche craint une livraison de 200 tonnes d’uranium à l’Iran. Selon les mots du premier ministre Lamine Zeine, c’est justement la posture à adopter face à Téhéran qui aurait entraîné la rupture avec l’allié américain.Mais les drones espions observés au-dessus des mines d’uranium au Niger ne sont pas uniquement français ou américains. Dans le lot, on compte également des drones espions chinois. L’empire du milieu entend reprendre ses activités d’exploitation d’uranium au Niger.
Après 10 ans d’interruption, la Société des mines d’Azelik (Somina) compte bientôt reprendre l’extraction du Yellow Cake. Les Chinois estiment donc qu’il est nécessaire de protéger leurs arrières. Les Russes quant à eux, ne semblent pas être intéressés par cette activité d’espionnage des sites miniers nigériens. Néanmoins, le Kremlin a un rôle important à jouer dans ce schéma. Des instructeurs et des techniciens militaires russes travaillent actuellement à doter le Niger d’un système de surveillance et de défense aérien capable de surveiller tout l’espace aérien du pays. Comme quoi le CNSP n’entend pas se laisser faire !
Mawulolo Ahlijah

