(Les échos du Niger 24 nov.) Alors que le parlement européen vient de réaffirmer son soutien à la Cedeao sur la question de la crise politique que traverse le Niger, le parlement de l’organisation communautaire a choisi d’adopter un tout autre chant de cloche. Réuni depuis ce 22 novembre, les législateurs de la Cedeao ont appelé les chefs d’État et de gouvernement de la région à lever les sanctions imposées à la République du Niger suite au putsch qui a précipité la fin de Mohamed Bazoum.
Le parlement de la CEDEAO a soutenu que le peuple nigérien souhaitait être soulagé des difficultés économiques et des défis humanitaires provoqués par l’interdiction des relations commerciales et que « le gel des comptes du pays dans les banques centrales régionales par les chefs d’État de l’organisation entraînait de lourdes conséquences ».
Le chef du Sénat nigérian, Ali Ndume qui siège au Parlement a affirmé que les sanctions pèsent durement sur les populations nigériennes et nigérianes vivant à la frontière entre les deux pays. « Il s’agit d’un appel aux chefs d’État de la CEDEAO pour qu’ils prennent en compte la situation humanitaire et résolvent l’impasse politique au Niger », a-t-il déclaré
Il a alors appelé le chef de l’État Nigérian à lever d’abord les sanctions puis à chercher des solutions pacifiques en vue de la résolution de la crise.
Rappelons que le président Tinubu du Nigeria a été au cours des premières heures, l’un des critiques les plus féroces du coup d’État au Niger. Il n’a d’ailleurs pas hésité à couper l’alimentation électrique au Niger dans le cadre des sanctions visant à contraindre l’administration militaire de Niamey dans le but de rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Ces mesures ont entraîné une dégradation des relations entre les deux pays.
Youssouf Sériba
