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Budget 2027 : l’État promet des économies vérifiables, reste à publier les preuves

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(Echos du Niger 13 oct)Les conférences préparatoires du budget 2027 ont été lancées le 9 octobre au ministère de l’Économie et des Finances. Elles concernent aussi la programmation pluriannuelle 2027-2029. Selon Le Sahel, les administrations sont invitées à présenter des économies de fonctionnement chiffrées et vérifiables. Les orientations privilégient l’achèvement des projets en cours et demandent, pour les nouveaux investissements, des études, un financement identifié et une évaluation des risques.

Le secrétaire général du ministère a formulé une exigence claire : « Chaque franc mobilisé doit produire un résultat utile pour nos populations ». Cette phrase fournit un critère exigeant pour apprécier le prochain budget. Encore faut-il que l’utilité annoncée puisse être observée et discutée.

Réduire une dépense ne suffit pas à prouver une meilleure gestion. Une économie pertinente supprime un coût inutile ou améliore l’efficacité. Une réduction mal conçue peut, au contraire, dégrader un service indispensable. Les administrations devraient donc expliquer les économies proposées, les postes concernés et leurs conséquences attendues. Un montant global ne permet pas de savoir si la réduction porte sur des charges évitables ou sur les moyens nécessaires au fonctionnement.

La vérification demande ensuite un point de comparaison. Quelle était la dépense antérieure ? Quelle somme a été effectivement engagée ? Quel service a été maintenu ou amélioré ?

Le coût réel des investissements…

L’attention portée aux charges d’exploitation est essentielle. Un équipement public exige souvent du personnel, de l’énergie, de l’entretien et des consommables. Un bâtiment achevé mais difficile à faire fonctionner peut immobiliser des ressources sans fournir le service attendu. Le budget doit donc financer la mise en activité et la continuité du service, en plus de la construction.

Cette approche appelle des informations publiques : coût complet, calendrier, responsables et moyens d’entretien. Elle permettrait de mieux comprendre les arbitrages entre projets.

Quid des engagements antérieurs?

Le traitement des obligations déjà contractées constitue également une question de crédibilité. Avant d’ouvrir de nouvelles opérations, l’administration doit connaître les engagements existants et les paiements à prévoir. Pour les entreprises concernées, la prévisibilité des règlements compte autant que l’existence d’un marché. Pour le citoyen, elle permet d’éviter que des annonces nouvelles masquent des opérations inachevées.

Le débat budgétaire devrait pouvoir relier chaque priorité à des objectifs mesurables. Combien de services seront disponibles ? À quelle date ? Pour quelle population ? Avec quel coût récurrent ? Ces questions ne contestent pas les priorités nationales. Elles permettent d’en examiner la traduction concrète.

La publication de documents accessibles renforcerait ce contrôle : dépenses prévues, exécution, état des projets et explication des écarts. Le budget 2027 sera jugé sur les services qu’il permettra de fournir et sur la qualité de son exécution. La promesse d’économies vérifiables donne une direction. Les documents et les résultats devront maintenant permettre de la suivre.

www.lesechosduniger.com

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