Le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, Monsieur Mamane Sidi a fait une communication, le vendredi 19 Décembre 2025, à l’hémicycle, à l’occasion de la deuxième session ordinaire du conseil consultatif pour la refondation (CCR). Cette communication est relative à la situation financière et économique du pays. Dans son intervention, le Ministre Délégué a passé au peigne fin, tous les aspects économiques et financiers qui ont marqué l’année. Du développement récent de la situation économique et financière, à la situation budgétaire et financière en passant par la mobilisation des recettes internes, la dette publique, le commerce intérieur, la situation des grands projets structurants qui soutiennent la croissance économique, dans tous les domaines stratégiques, c’est une situation claire et concise avec des chiffres à l’appui que le Ministre délégué a brossé devant les conseils du CCR, avant de conclure que le gouvernement va poursuivre les efforts dans le cadre de la consolidation des acquis de 2024 et 2025 à travers plusieurs réformes dont la réussite dépendra de la responsabilité et du soutien de tous les acteurs.
La Communication du ministre s’est déroulée en présence du Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, des différents Directeurs Généraux et de plusieurs cadres du Ministère. Cette situation a porté sur le développement récent de la situation économique et financière; la situation budgétaire et financière; le commerce extérieur ainsi que la situation des grands projets structurants qui soutiennent la croissance.
Dans sa communication, le Ministre Délégué a fait un bref rappel de la situation du pays depuis le 26 juillet 2023 ainsi que les différentes initiatives prises par le Gouvernement suite aux sanctions inhumaines et sans précédent contre le Niger prises par la CEDEAO avec effet immédiat le 30 juillet 2023.
Au regard de cette situation, a-t-il indiqué, « le CNSP et le Gouvernement ont décidé d’établir un état des lieux précis de la situation économique et financière en mettant l’accent sur les principaux effets immédiats et les impacts possibles sur la population et d’évaluer les incidences de ces sanctions en vue de proposer des actions précises permettant d’atténuer leurs effets sur la situation socio-économique du pays ».
La situation économique et financière présentée par le Ministre Délégué au Budget devant le Conseil Consultatif de la Refondation a porté sur le développement récent de la situation économique et financière; la situation budgétaire et financière; le commerce extérieur et la situation des grands projets structurant qui soutiennent la croissance.
En conclusion, le Ministre Délégué a affirmé que le Gouvernement poursuivra la consolidation des acquis des résultats obtenus en 2024 et 2025 à travers le renforcement de la mobilisation des recettes internes; la rationalisation et l’efficacité de la dépense publique; les allocations budgétaires tenant compte des priorités définies par les plus Hautes Autorités : défense et sécurité ; éducation ; santé ; sécurité alimentaire ; infrastructures routières, hydrauliques, énergétiques ainsi que la poursuite des réformes budgétaires pour une meilleure gestion de la dépense publique.
Une croissance et des progrès notables
Au terme de cette présentation, le Ministre Délégué au Budget a rappelé que l’économie nationale a enregistré des avancées notables, avec une croissance soutenue de 6,5% en moyenne entre 2023-2025 et une mobilisation accrue des recettes fiscales, malgré les défis liés à l’insécurité et aux sabotages extérieurs. Les finances publiques demeurent globalement maîtrisées, et les efforts de rationalisation des dépenses commencent à porter leurs fruits.
Les perspectives pour les prochaines années sont encourageantes. La croissance économique serait forte avec un taux de 7% en moyenne entre 2026-2029. Les résultats attendus de la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République (PRR) permettront d’amorcer la transformation structurelle de l’économie.
La part du secteur secondaire dans le PIB passerait de 21,5% en 2025 à 26,3% en 2029, marquant ainsi l’affirmation de notre souveraineté et le début d’une transformation structurelle, soutenue principalement par l’expansion du secteur pétrolier et la transformation agrosylvopastorale dans le cadre de développement des unités industrielles dans les régions potentielles qu’entendent mettre en œuvre le Gouvernement.
La trajectoire de réduction du déficit budgétaire se confirme. Le déficit budgétaire qui était de 6,7% du PIB en 2022 et 5,4% en 2023 s’est établi à 4,1% du PIB en 2024 et ressortirait à 3,2% en 2025. En 2026 et à moyen terme, ce déficit serait maintenu à 3% du PIB, conformément à la norme communautaire.
La dette publique reste soutenable, et les investissements stratégiques engagés dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’énergie et les infrastructures devraient soutenir le processus de refondation de notre économie.
Le Gouvernement s’engage à poursuivre une gestion rigoureuse et transparente des ressources, à intensifier la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et à promouvoir une diversification économique qui garantira une croissance inclusive et durable.
Le Ministre Délégué au Budget a indiqué que la réussite de ces réformes dépendra de la responsabilité et du soutien de chacun d’entre nous. Il a invité l’ensemble des membres du Conseil et des partenaires sociaux à unir leurs efforts pour accompagner ces mesures et contribuer à la consolidation de nos finances publiques.
Enfin, le Ministre Délégué a réaffirmé « la confiance dans la capacité de notre nation à relever les défis actuels et à bâtir un avenir prospère pour assurer la stabilité économique et construire les bases d’un développement endogène du pays afin d’offrir aux générations futures les conditions d’un développement durable et équitable ».
Les Echos du Niger

