Site icon

Pétrole : Kafra recèlerait jusqu’à 2,5 milliards de barils de ressources prospectives

Hamadou Tini, Ministre du pétrole

Publicités

(Echos du Niger 10 sept)Le bloc pétrolier de Kafra, dans le nord du Niger, présente un potentiel estimé à 2,5 milliards de barils de ressources prospectives dans sa partie nord, a annoncé le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, lors d’un point de presse consacré à l’évolution des opérations d’exploration ce mercredi 9 septembre.

Cette estimation provient d’une étude prospective réalisée en 2023. Elle ne correspond toutefois pas à des réserves prouvées : ces volumes restent soumis aux incertitudes géologiques et devront être confirmés par les opérations de forage actuellement engagées. Les données présentées par le ministère font également état d’environ 255 millions de barils de réserves 2P, c’est-à-dire prouvées et probables, associés à une découverte et estimés en 2018.

À ces volumes s’ajoute un réservoir distinct d’huile lourde estimé à près de 168 millions de barils, dont la valorisation pourrait notamment être orientée vers la production de bitume. Un potentiel d’huile paraffinique susceptible d’intéresser les industries pétrochimique et pharmaceutique est également signalé.

Les travaux d’exploration menés à Kafra ont permis l’acquisition et l’interprétation d’environ 2 205 kilomètres de données sismiques 2D et 760 km² de sismique 3D. Deux puits d’exploration avaient déjà été forés en 2018 et 2019.

Une nouvelle campagne, lancée le 13 août 2026 avec Kafra Sud-Est 1, prévoit quatre puits d’exploration sur deux ans. L’autorisation correspondante peut courir jusqu’au 3 juillet 2028. Le premier forage vise une profondeur d’environ 3 900 mètres. Il est réalisé dans le cadre de la coopération pétrolière entre le Niger et l’Algérie, avec Sonatrach, sa filiale SIPEX et l’entreprise de forage ENAFOR.

Le ministre n’a avancé aucune date pour le début d’une éventuelle production commerciale. Celle-ci dépendra notamment des résultats des forages, des volumes effectivement confirmés, de la productivité des réservoirs, de la faisabilité technique, du financement et des infrastructures nécessaires. Kafra constitue ainsi encore, à ce stade, un projet principalement en phase d’exploration.

Youssouf Sériba

Quitter la version mobile