(Echos du Niger 23 aout) Le chiffre impressionne : 2.980,54 milliards de francs CFA pour le budget 2026 après rectification. Mais dans une économie où les besoins sont considérables, le montant d’un budget ne suffit pas à mesurer la performance d’un État. Une première question serai celle des recettes. La deuxième concerne leur mobilisation effective et la troisième, plus importante encore, porte sur la qualité des dépenses.
La hausse de 58,32 milliards de FCFA intervient principalement dans un contexte de besoins sécuritaires supplémentaires, de hausse du pétrole et de réorganisation administrative.
Le risque serait de considérer l’augmentation budgétaire comme une amélioration automatique de la situation économique. Or, un budget plus élevé peut aussi traduire une augmentation des charges.
Pour le Niger, le défi consiste désormais à maintenir un équilibre entre sécurité, infrastructures, agriculture, santé, éducation et investissements productifs. Le développement du secteur aurifère et la réforme fiscale peuvent améliorer les recettes, mais leur rendement dépendra de la transparence, de l’efficacité administrative et de la capacité à élargir durablement l’assiette fiscale.
La question fondamentale devient donc : combien de milliards seront effectivement transformés en routes, écoles, centres de santé, emplois et infrastructures productives ?
Le budget est une promesse comptable. Son exécution est la véritable politique publique.
Mariama Daouda-www.lesechosduniger.com
