Niger : le gouvernement réaffirme l’interdiction d’exporter les denrées de base

Agriculture Gouvernance

(Echos du Niger 4octobre) Le Ministère du Commerce et de l’Industrie a publié le jeudi un communiqué rappelant aux opérateurs économiques que l’arrêté n°0104 MCI/SG/DGC/DCI/LCVC du 16 octobre 2024, portant interdiction de l’exportation du riz paddy, du riz blanchi, du mil, du sorgho, du niébé et du maïs, reste en vigueur.

Selon le ministre Abdoulaye Seydou, tout contrevenant à cette disposition s’expose à la saisie immédiate des cargaisons concernées ainsi que des moyens de transport utilisés, en plus de poursuites judiciaires.

Les agents assermentés du ministère, appuyés par les Forces de défense et de sécurité, sont instruits pour constater et réprimer les violations liées à cette mesure.

Cette décision vise, selon le communiqué, à garantir la sécurité alimentaire et à contenir la flambée des prix des denrées de première nécessité dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie. Le gouvernement insiste sur la nécessité de préserver les stocks nationaux afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché intérieur. Le ministre a, en outre, invité les autorités locales, les chefs traditionnels ainsi que l’ensemble des populations à soutenir activement l’application de cette mesure.

« L’ultime objectif est de lutter contre la cherté de la vie et de promouvoir la souveraineté alimentaire, conformément à la vision du Chef de l’État pour un Niger véritablement indépendant et prospère », précise le communiqué. Cette interdiction d’exportation, instaurée depuis un an, s’inscrit dans la stratégie nationale de résilience face aux crises alimentaires récurrentes et aux pressions exercées sur les ressources céréalières.

Elle traduit la volonté du gouvernement de mettre en avant la consommation locale et de renforcer la stabilité économique et sociale du pays.

Les Échos du Niger

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