Niger : Le comité femmes de la CNT dénonce la répression violente contre les enseignantes contractuelles

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(Echos du Niger 4 octobre ) Le Comité des Femmes de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT) a vivement dénoncé, dans un communiqué de presse rendu public, la répression jugée « violente et inhumaine » d’une manifestation pacifique d’enseignantes contractuelles le 29 septembre dernier à Niamey.

L’incident s’est déroulé aux abords de l’Hôtel de Poste où ces travailleuses, pour la plupart mères de famille, réclamaient le paiement de deux mois d’arriérés de pécules. Selon le communiqué, la réponse des forces de l’ordre, marquée par l’utilisation de gaz lacrymogènes contre des femmes désarmées, constitue « un acte disproportionné et une brutalité inacceptable ».

Le Comité des Femmes de la CNT estime que l’exposition de ces manifestantes à de tels produits toxiques, alors qu’elles ne faisaient qu’exiger le respect de leurs droits sociaux, représente une atteinte grave à leur dignité et à leur santé.

Affirmant sa solidarité « totale et inconditionnelle » avec toutes les victimes, la structure syndicale rappelle que le dévouement de ces enseignantes à l’éducation des enfants, souvent dans des conditions précaires, devrait être reconnu par des mesures concrètes et non par la violence. Elle qualifie le non-paiement des salaires comme une violation flagrante du droit du travail, et considère la répression policière comme une « double injustice ».Le Comité des Femmes de la CNT formule deux principales exigences à l’endroit des autorités : d’une part, le règlement immédiat et intégral des deux mois d’arriérés dus, afin de permettre une rentrée scolaire 2025-2026 dans de meilleures conditions ; d’autre part, l’ouverture sans délai d’une enquête rigoureuse pour identifier et sanctionner les responsables de l’usage excessif de la force et des gaz lacrymogènes contre des manifestantes pacifiques.

Dans un autre communiqué complémentaire, signé par Mme Aïchatou Maïfada, présidente du Comité, il est rappelé que la violence ne saurait être une solution aux questions de justice sociale. Elle appelle au respect des valeurs de l’État de droit et de la refondation, en privilégiant le dialogue social et le respect des engagements pris envers les travailleurs.

La CNT conclut par un appel pressant : « Plus jamais ça », exhortant autorités, syndicats et société civile à œuvrer pour que de tels événements ne se reproduisent plus.

Alkacir Bako (www.lesechosduniger.com