Ministère de la justice à Niamey

Dissolution des syndicats de la Justice : l’ITN et TI-Niger tirent la sonnette d’alarme

Actualité Front social Niger

(Echos du Niger 12 oût) Réunie le 9 août, l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) dit sa « profonde surprise » après les décisions de dissolution visant plusieurs organisations du secteur de la Justice : le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN), le Syndicat indépendant des magistrats du Niger (SIMAN), l’Union des magistrats du Niger (UMAN), le Syndicat national des agents de la Justice (SNAJ) et le SYNCAT (cadres et agents du ministère). Dans un communiqué ferme, l’ITN s’interroge sur « les vraies raisons » de ces actes et en appelle au respect des engagements internationaux.

L’ITN rappelle que le Niger a ratifié les conventions 87 et 98 de l’OIT sur la liberté syndicale et la négociation collective, intégrées dans l’arsenal interne (Charte de la refondation, Code du travail, convention interprofessionnelle). Ces normes, de portée contraignante, ne peuvent être neutralisées par des décisions administratives : « Les organisations syndicales ont leur régime propre et n’ont pas à obéir à un quelconque ordre administratif », assène le texte, ajoutant que l’ordonnance de 1984 sur les associations ne saurait fonder de telles dissolutions. L’ITN y voit un recul du dialogue social et exige l’annulation pure et simple des mesures. Autre réaction sur la dissolution de ces 3 syndicats, c’est celle de Transprency international/Niger.

Ce 11 août, l’organisation de Maman Wada comme on pouvait s’y attendre s’était exprimé ce fait majeur qui défraie la chronique. S’appuyant sur le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (article 8) et, à nouveau, sur les conventions 87 et 98, l’organisation estime que la dissolution de syndicats légalement constitués viole les garanties de liberté syndicale et ouvre la voie à une ingérence politique accrue dans le fonctionnement de la Justice, au détriment de son impartialité et de son indépendance. TI- demande l’abrogation immédiate de ces arrêtés de dissolution, la protection des magistrats contre toute pression et la mobilisation des partenaires internationaux.

Alkacir Bako(lesechosduniger.com)

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