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Burkina Faso : un nouveau Code de la presse pour responsabiliser les acteurs médiatiques

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(Echos du Niger 31 juillet) Le gouvernement burkinabè a franchi une étape majeure dans la réforme du paysage médiatique national. Réuni en conseil des ministres ce mercredi, l’Exécutif a adopté un projet de loi portant Code de la presse et de la communication audiovisuelle, selon une annonce faite par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Cette réforme intervient dans un contexte marqué par une montée des tensions entre certains médias et les autorités, dans un pays en proie à des défis sécuritaires, politiques et sociaux majeurs. Selon le ministre Ouédraogo, le nouveau texte vise avant tout à « responsabiliser les acteurs du secteur », tout en consolidant les acquis en matière de liberté de la presse et de régulation de l’information.

Bien que le contenu détaillé du projet de loi n’ait pas encore été rendu public, plusieurs sources indiquent qu’il comporterait des dispositions sur l’encadrement des contenus audiovisuels, la lutte contre la désinformation, les conditions d’accès à la profession journalistique et les obligations des organes de presse. Il pourrait également réviser les régimes de sanctions applicables aux dérives professionnelles.

Pour les autorités, il s’agit de moderniser le cadre juridique, vieux de plusieurs années, afin de l’adapter à l’évolution du numérique, à l’essor des réseaux sociaux et à la nécessité de maintenir un équilibre entre liberté d’expression et sécurité publique. « Il ne s’agit pas de museler la presse », a tenu à rassurer le ministre, « mais d’établir une responsabilité partagée dans la gestion de l’information ».

Du côté des professionnels des médias, la nouvelle suscite à la fois espoir et vigilance. Des organisations de journalistes appellent à une consultation inclusive lors de l’examen du texte à l’Assemblée législative de transition. Elles plaident pour que le futur code garantisse l’indépendance éditoriale, protège les sources et encadre les responsabilités sans porter atteinte aux droits fondamentaux.

Alors que le Burkina Faso traverse une période de transition politique sous régime militaire, l’adoption de ce projet de loi sera scrutée à l’échelle nationale et internationale. Elle posera les jalons d’un futur cadre de gouvernance de la presse, dans un pays où l’information demeure un enjeu de souveraineté, de cohésion sociale et de consolidation démocratique.

Youssouf Sériba(lesechosduniger.com)

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