(Echos du Niger 1er juillet 2025) Le gouvernement togolais a enfin réagi, dimanche dernier dans un communiqué, aux manifestations qui ont eu lieu les 26, 27 et 28 juin principalement à Lomé, la capitale. Après avoir condamné « avec fermeté » ces “actes de déstabilisation et de violences perpétrées” sur le territoire national, les autorités togolaises ont fustigé “la complicité d’individus dont la grande majorité réside hors du territoire”. Dans un autre communiqué, des ONG ont indiqué qu’au moins sept (07) personnes ont été tuées et des dizaines blessées enregistrées lors de ces manifestations contre le régime de Faure Eyadema avant de dénoncer également des “exactions commises par des éléments des forces de l’ordre et des miliciens”. Ce que rejette le gouvernement qui, tout en reconnaissant des morts par noyade, a salué le professionnalisme des forces de sécurité.
C’est l’une des premières réactions officielles du gouvernement aux manifestations qui secouent depuis quelque temps, la capitale togolaise, à l’appel de certaines organisations de la société civile pour protester contre le régime de Faure Essozinma Eyadema. Dans un communiqué publié dimanche, le Gouvernement a dit condamner avec fermeté “les actes de déstabilisation et de violence tendant à porter des atteintes graves à la tranquillité et l’ordre publics, à propager la violence sous toutes ses formes et à remettre en cause l’ordre constitutionnel”.
Selon le gouvernement, ces actes commis les 26, 27 et 28 juin 2025 dans certains quartiers de Lomé, “violent de façon flagrante les lois de la République, ont été entrepris par des individus dont la grande majorité réside hors du territoire national”. Et de fustiger le fait qu’à travers les réseaux sociaux et certains médias les fauteurs de troubles procèdent par “la diffusion de fausses informations et images, parfois générées par le recours à l’Intelligence artificielle ou importées de contextes sans aucun rapport avec le Togo”.
“Certains fauteurs de troubles ont exploité la vulnérabilité de quelques jeunes et individus mal intentionnés en les incitant à commettre des actes de vandalisme, de destruction des biens publics et privés”, a regretté le gouvernement togolais qui s’est réjoui du fait que “le peuple togolais a répondu avec calme et responsabilité, poursuivant ses activités quotidiennes sur l’ensemble du territoire national, dans un esprit de maturité et de paix”.
Le gouvernement a saisi l’occasion pour assurer que les personnes interpellées parmi lesquelles l’on dénombre “des personnes de nationalité étrangères entrées illégalement sur le territoire togolais”, font l’objet d’une procédure en flagrant délit menée par les services de police judiciaire. Il a également félicité les forces de sécurité pour “leur professionnalisme et leur sens de responsabilité” et a remercié “les populations qui, avec civisme, ont refusé de céder aux actes de provocations et ont contribué à préserver la paix et la sécurité des personnes et des biens publics et privés”.
Des exactions qui ont fait au moins 7 morts selon des ONG…
Dans une autre sortie médiatique, des organisations de la société civile ont annoncé qu’au moins sept (07) personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors de manifestations antigouvernementales organisées du 26 au 28 juin à Lomé. “Des exactions commises par des éléments des forces de l’ordre et des miliciens”, selon la même source et dans leurs déclarations à la presse, elles ont annoncé qu’en plus des sept (07) corps qui ont été repêchés dans des cours d’eau de la capitale, plus de soixante personnes auraient également été interpellées.
La situation reste encore tendue dans le pays où des opposants au régime tentent de mobiliser les populations contre le régime de Faure Eyadema. Au pouvoir depuis 2025, le chef de l’État a opéré cette année un changement constitutionnel qui fait passer le pays d’un régime présidentiel à un régime parlementaire avec un Président de la république sans réel et pouvoir et un Président du Conseil qui concentre l’essentiel du pouvoir exécutif et qu’il assume, ce qui lui ouvre la voie à plusieurs nouveaux mandats à la tête du pays que la dynastie fondée par son, père, le défunt Gnassingbé Eyadema, a fondé depuis presque cinquante ans.
Ikali DH(lesechosduniger.com)

