Attaque de Niamey : la Confédération AES indexe des « sponsors étatiques étrangers »

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Dans un communiqué publié ce samedi dans la soirée, soit 48h après les faits, la Présidence de la Confédération des Etats du Sahel (AES) s’est prononcée sur l’attaque « barbare » qui a visé, dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier dernier, la base militaire aérienne de Niamey. Après avoir condamné avec « la plus grande fermeté », ces actes « lâches, barbares et indiscriminés », la Confédération a dénoncé « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle » qui procède d’une « stratégie de déstabilisation » avant d’assurer que les auteurs de ces violences et leurs soutiens directs et indirects répondront de leurs actes. Dans le communiqué signé par le président en exercice, le Président du Faso Capitaine Ibrahim Traoré, la Confédération AES a tenu à exprimer sa solidarité totale au peuple, au Gouvernement de la République du Niger et à ses Forces de défense et de sécurité dont elle a salué le courage et l’engagement dans la protection des populations.  Et de réaffirmer que rien ne saurait entamer « la détermination des peuples sahéliens à défendre leur souveraineté, à protéger leurs populations et à construire un avenir fondé sur la paix, la justice et l’indépendance réelle ».

Dans le communiqué signé par le tout nouveau Président du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES, relatif à l’attaque barbare et lâche perpétrée dans la ville de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’est prononcé, au nom de l’organisation sur ces évènements qualifiés d’ « agression barbare » contre la base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Pour la Confédération, il s’agit de toute évidence,  d’une attaque « préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ».

« La Confédération des États du Sahel condamne avec la plus grande fermeté ces actes lâches, barbares et indiscriminés, contre non seulement un État membre, mais également la sécurité collective, la stabilité régionale et les efforts communs de paix et de développement déployés par les peuples sahéliens », poursuit le communiqué dans lequel, la Confédération a également tenu à souligner que « ces violences ne sauraient être réduites à de simples actes isolés ». Pour l’AES, en effet, « elles s’inscrivent dans une stratégie de déstabilisation nourrie et entretenue par des réseaux de soutiens multiformes, y compris des appuis directs ou indirects, notamment des sponsors étatiques étrangers, dont la responsabilité morale, politique est pleinement engagée », C’est pourquoi, l’organisation sahélienne a tenu à mettre en garde contre «toute complaisance, instrumentalisation ou soutien, sous quelque forme que ce soit, à ces entreprises criminelles ».

Solidarité avec le Niger

Dans le communiqué, la Confédération a également  réaffirmer que « les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes ». Par ailleurs, est-il assuré, « les États membres de la Confédération AES demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient ».

La Confédération AES n’a pas manqué d’exprimer sa solidarité totale au peuple, au Gouvernement de la République du Niger et à ses Forces de défense et de sécurité, tout en saluant « leur courage et leur engagement dans la protection des populations». Enfin, l’organisation sahélienne a aussi assuré que « rien ne saurait entamer la détermination des peuples sahéliens à défendre leur souveraineté, à protéger leurs populations et à construire un avenir fondé sur la paix, la justice et l’indépendance réelle ».

Quelques heures, en effet, après l’assaut, le chef d’Etat s’est rendu à la base aérienne 101 de l’armée de l’air pour s’enquérir du déroulement de l’attaque mais aussi salué le professionnalisme des forces engagées dans la riposte ainsi que des partenaires russes qui les ont appuyé. Si dans son communiqué, la Confédération n’a pas cité de noms, le Général Tiani a sans ambages accusé les présidents français, béninois et ivoirien avant de promettre, sur un ton de mise en garde, des réponses fermes à la mesure de l’affront.

«Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écouté aboyer, qu’ils s’apprêtent, eux aussi à leur tour, à nous écouter rugir », avait déclaré le Président Tiani.    

Pour rappel, selon les autorités nigériennes, l’attaque menée par des individus à motos a été contenue en moins d’une trentaine de minutes par les forces nigériennes et leurs partenaires russes. Quatre (04) soldats ont été blessés ainsi que des dégâts matériels enregistrés dont la destruction d’un stock de munitions et 3 avions stationnés sur le tarmac appartenant à des compagnies aériennes privées, ont été endommagés.

Selon le ministère de la Défense nationale, vingt (20) assaillants ont été neutralisés, dont « un français », et onze (11) autres interpellés.

L’attaque a été revendiqué, vendredi 30 janvier, par l’Etat islamique (EI), un groupe terroriste très actif dans la zone frontalière aux trois pays membres de l’AES (Niger, Burkina Faso et Mali), aux côtés du JNIM, la filiale sahélienne d’Al-Qaeda.

A.Y.B, Les Echos du Niger