(Échos du Niger 8 avril)Suite à la confirmation par le gouvernement malien de la destruction par le régime algérien, d’un des drones des formes maliennes, dans la nuit du 31 mars au 1er avril d2025 à Tin-Zaouatène, les Chefs d’État de la Confédération AES ont apporté leur soutien à la République du Mali. Dans un communiqué publié dimanche dans la soirée, le Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) dit regretter et condamné cet “acte d’hostilité” d’Alger qui a empêché la neutralisation d’un groupe terroriste qui planifiait des attaques dans l’espace confédéral sahélien. Pour les Chefs d’État de l’AES, “la destruction du drone est une agression visant tous les États membres et une voie perfide de promouvoir le terrorisme ainsi que de contribuer à la déstabilisation de la région”. Et de condamner avec la plus grande énergie, “cet acte irresponsable du régime algérien en vi0lation du droit international”. En conséquence, ale collège des chefs d’État décidé de rappeler pour consultation les Ambassadeurs des États membres accrédités en Algérie.
La crise qui couvait entre Bamako et Alger et qui a été ravivé par les évènements de ces derniers jours, dans la zone frontalière entre les deux pays, s’amplifie désormais en guerre ouverte diplomatique entre la Confédération des États du Sahel (AES) et l’Algérie.
Dans une déclaration conjointe diffusé dans la soirée du dimanche 6 avril 2025 dans les 3 pays membres, émise le Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), a apporté son soutien à Bamako, avec une condamnation ferme et des mesures de riposte diplomatique assez drastique, de la récente destruction par la défense aérienne algérienne, d’un drone des forces armées maliennes (FAMA), dans la zone frontalière entre les deux pays. Dans le communiqué, les Chefs d’Etat de l’AES disent regretter un « acte d’hostilité » du régime algérien qui a occasionné la destruction d’un drone des forces armées et de sécurité de la République du Mali immatriculé TZ-98D, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tin-Zaouatène, dans la région de Kidal.
Et de préciser que cette destruction a empêché la neutralisation d’un groupe terroriste qui planifiait des actes terroristes contre l’AES Pour les Chefs d’État de l’AES, cette destruction du drone malien est “une agression visant tous les États membres et une voie perfide de promouvoir le terr0risme ainsi que de contribuer à la déstabilisation de la région”. C’est pourquoi, ils ont tenu à condamner “avec la plus grande énergie, cet acte irresponsable du régime algérien en vi0lation du droit international”. Aussi, le Collège des chefs d’État a décidé le rappel “pour consultation”, des Ambassadeurs des États membres accrédités en Algérie.
“Le Collège des Chefs d’Etat de l’AES, d’une part, rappelle au régime algérien que l’éradication demeure une lutte existentielle pour l’AES, d’autre part, exige de lui d’adopter une posture constructive et de contribuer enfin, à la promotion de la paix et de la sécurité dans notre région”, indique le communiqué signé par le Chef de l’Etat malien, le Généra d’Armée Assimi Goita, Président en exercice de la Confédération, et qui été diffusé simultanément dans les 3 États membres.
Un soutien ferme et sans équivoque de l’AES au Mali dans sa guerre diplomatique contre l’Algérie…
Peu avant cette déclaration du Collège des Chefs d’Etat de l’AES qui a tout l’air d’une mise en garde, le gouvernement malien a confirmé qu’un drone des Forces armées et de sécurité (FAMA°, immatriculé TZ-98D, s’est écrasé dans la nuit du 31 mars au 1er avril à Tin-Zaouatène, dans la région de Kidal, à proximité de la frontière algérienne.
Selon le communiqué lu en début de soirée du dimanche 6 avril sur la chaine publique ORTM par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, les données de vol confirment que “l’appareil n’a jamais quitté l’espace aérien malien” et avait été détruit par un tir de missile, alors qu’il survolait une zone où “ une rencontre de terroristes de haut profil” était détectée. Rejetant les accusation de l’Algérie qui a affirmé que l’aéronef aurait violé son espace aérien sur une distance de 2 kms, le gouvernement malien a estimé que cette attaque visait à “ protéger des groupes armés” et qu’elle constitue une “action hostile préméditée”. C’est pourquoi Bamako a annoncé une série de mesures immédiates à al suite de la convocation de l’Ambassadeur d’Algérie pour exprimer la protestation officielle du Mali.
Le pays a également annoncé son retrait du Comité d’état-major conjoint (CEMOC), basé à Tamanrasset, en Algérie, ainsi que son intention de porter plainte devant des instances internationales contre le régime algérien pour “actes d’agression”.Tout en accusant le régime algérien de soutenir le terrorisme international, soulignant que la destruction du drone a empêché la neutralisation de groupes armés responsables de nombreuses attaques dans la région, le gouvernement a également réitéré sa détermination à poursuivre ses opérations contre les groupes terroristes sur son territoire.
Yacouba Barma (lesechosduniger.com)

