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Justice: après un an de prison, l’activiste politique Alhassane Intinicar désormais libre

Intininkar à sa sortie de prison

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(Echos du Niger 9 juin) Le Président de l’ancien parti Parti Nigérien pour la Paix et le Développement (PNPD Akal Kassa), est sorti de prison le 7 juin dernier,  après une année de détention. Condamné en juillet 2024 à un an de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA pour diffusion de données de nature à troubler l’ordre public et à porter atteinte à la dignité humaine suite à publication sur les réseaux sociaux d’une déclaration dans laquelle il accusait les Forces de défense et de sécurité (FDS) d’avoir massacré une dizaine de civils le 28 mai 2024 dans un hameau du département de Torodi, dans la région de Tillabéri, l’ancien candidat à la dernière élection présidentielle, partisan farouche du président déchu Bazoum Mohamed, était incarcéré au camp pénal de Daikaina, dans la région de Tillabéri.

Il s’était fait connaitre, au lendemain du coup d’état militaire qui a renversé Bazoum Mohamed, comme l’initiateur des opérations « bruit des casseroles » et de « la grève de respiration entrecoupée » pour exiger la libération du président déchu! Cependant, c’est pour une publication sur Facebook sur la situation sécuritaire qui prévalait dans la région de Tillabéri qu’Alhassane Intinicar vient de passer une année de prison. Arreté début juin 2024 pour avoir accusé l’armée d’avoir commis un massacre d’une dizaine de civils, le 28 mai 2024 dans le hameau de Sigindey Balley Koira, près du village de Tafague, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Torodi, dans la région de Tillabéri, l’activiste politique avait été poursuivi pour « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public et à porter atteinte à la dignité humaine ».

Lors du procès, le procureur avait requis deux (02) années de prison mais finalement le Tribunal de a condamné celui qui était alors le Président du Parti nigérien pour la paix et le développement (PNPD Akal Kassa) d’un an de prison ferme auquel s’ajoute une amende de cinq millions de francs CFA. Il risquait jusqu’à cinq (05) années de détention selon les dispositions de la nouvelle ordonnance du 7 juin 2024 qui avait rétabli les peines de prison pour les infractions commises par voie électronique, notamment la diffusion de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine.

“Activiste politique pro-Bazoum”

Chargé de mission à la Présidence de la République sous le premier mandat d’Issoufou Mahamadou (2011-2014), Alhassane Intinicar a été candidat au premier tour de l’élection présidentielle de 2021 à l’issue de laquelle il a recueilli 0,63% des voix. Il s’est par la suite rallié à Bazoum Mohamed, le candidat du PNDS Tarrayya qui a été par la suite déclaré vainqueur du second tour du scrutin et qui a fait de lui par la suite, son conseiller spécial.

Depuis le coup d’état du 26 juillet 2023, Alhassane Intinicar s’est surtout montré actif pour son engagement en faveur de la libération du président déchu. Condamné en vertu de la loi sur la Cybercriminalité, il n’a pas bénéficié de la vague de libération des détenus politiques civils et militaires accordé par le Président du CNSP, Chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, sur recommandation des Assises nationales de la Refondation. Les partis politiques étant désormais dissous, l’activiste politique devra désormais se trouver une autre voie pour défendre ses idéaux et porter son combat pour la libération du président déchu.

Ikali DH (lesechosduniger.com)

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