Ould Abdoul Aziz ancien président de la Mauritanie

Mauritanie: L’ancien président Ould Abdel Aziz condamné en appel à 15 ans de prison

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(Echos du Niger 16 mai) La Cour d’appel  de Nouakchott a condamné, mercredi 15 mai, l’ancien Président mauritanien à quinze (15) ans de prison et 3 millions de dollars d’amende. En première instance, l’ancien chef de l’Etat, au pouvoir de 2008 à 2019, a été condamné à cinq (05) ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable d’abus de pouvoir, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent qui lui ont permis d’accumuler une fortune de plus de 70 millions de dollars grâce à des réseaux mafieux pendant son règne.

Le successeur et ancien patron de l’actuel chef de l’Etat, Mohamed Ould Ghazouani, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, a beau réfuter les charges retenues par la justice contre lui, la Cour d’Appel ne s’est pas gênée pour alourdir la sentence initiale de cinq ans prononcée en décembre 2023. Comme en première instance, elle a confirmé plusieurs accusations contre l’ancien chef de l’Etat notamment des charges de détournement de fonds publics, de trafic d’influence et d’abus de pouvoir pendant ses onze années à la tête du pays, de 2008 à 2019.

Selon la justice mauritanienne, l’ex-chef de l’État aurait accumulé une fortune estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars grâce à un réseau complexe de sociétés écrans et de comptes bancaires offshore, notamment dans des transactions immobilières et commerciales. Cette condamnation intervient après un procès en appel ouvert en novembre 2024 et clôturé fin avril 2025. Le parquet avait requis une peine de 20 ans de prison, arguant que Mohamed Ould Abdel Aziz avait utilisé son pouvoir pour s’enrichir personnellement au détriment des finances publiques.

Détenu depuis janvier 2023, Mohamed Ould Abdel Aziz qui est venu au pouvoir par un coup d’état avant d’organiser et de gagner des élections contestées par l’opposition à deux reprises, faisait face à des poursuites aux côtés d’une dizaine de hauts responsables, dont deux anciens Premiers ministres, également poursuivis pour des charges similaires.

Comme ses avocats qui n’ont eu de cesse de dénoncer la procédure, l’ancien président a toujours réfuté ces accusations de mauvaise gestion durant le long procès qui a tenu le pays en haleine, indexant plutôt une machination politico-judiciaire.

Yacouba Barma (lesechosduniger.com)

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