Infrastructures: La Banque mondiale engage 230 milliards FCFA pour la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la RN1

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(Echos du Niger 22 mai) La Banque mondiale a approuvé, lundi 19 mai, un nouveau financement de 400 millions de dollars, soit environ 231 milliards de francs CFA, pour la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la route nationale 1 (RN1) et la modernisation de 525 km de routes de desserte et de routes rurales, dans cette zone du centre sud du Niger, pour les rendre conformes aux normes de résilience au climat. Ces investissements faciliteront la connectivité en toute saison et amélioreront l’accès aux marchés, aux centres de santé, aux écoles et aux opportunités d’emploi. Parallèlement, le Projet d’intégration et de connectivité du Sud du Niger (PICSN), qui durera six (06) ans, appuiera des réformes visant à garantir la durabilité du réseau routier, en améliorant la gestion des actifs routiers et la planification de l’entretien pluriannuel.

La Banque mondiale intensifie ses investissements au Niger à travers l’approbation d’un nouveau financement de de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur d’un nouveau Projet d’intégration et de connectivité du Sud du Niger (PICSN).  D’un montant de 400 millions de dollars USD soit près de 231 milliards de francs CFA, l’enveloppe est composée d’un crédit de 380 millions de dollars  (près de 219 milliards FCFA) et une subvention de 20 millions de dollars (environ 11 milliards CFA), pour un nouveau projet visant à améliorer la résilience des infrastructures routières et à libérer le potentiel économique grâce à une meilleure logistique dans le sud du Niger.

Ce nouvel investissement sera destiné à financer la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la route nationale 1 (RN1) et la modernisation de 525 km de routes de desserte et de routes rurales pour les rendre conformes aux normes de résilience au climat. Ce qui, selon la Banque Mondiale, contribuera à renforcer la connectivité en toute saison et à améliorer l’accès aux marchés, aux centres de santé, aux écoles et aux opportunités d’emploi. Parallèlement, le projet appuiera des réformes visant à garantir la durabilité du réseau routier, en améliorant la gestion des actifs routiers et la planification de l’entretien pluriannuel. Dans le cadre de la vision à long terme du Niger pour renforcer la connectivité et améliorer l’accès aux services et à l’emploi, le projet financera également des études en vue de futurs investissements en infrastructures et en chaînes de valeur dans le bassin de la RN1.

Des infrastructures pour renforcer le développement économique durable

« La RN1 entre Maradi et Zinder constitue le moteur économique du pays. Grâce à son réseau de routes secondaires, elle dessert plus de 16 millions de personnes au Niger et au Nigéria », a souligné Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. « Avec cet investissement, le Niger met en place les fondations nécessaires à la création d’emplois à grande échelle. Il stimulera la circulation des produits agricoles et la création de nouvelles entreprises dans un pays qui compte la population la plus jeune du monde», a-t-il ajouté dans le communiqué de presse publié suite à l’approbation du financement.

Le Niger accueille environ un million de personnes déplacées de force, dont 10 % se trouvent dans le bassin de la RN1 de la région de Maradi. Les populations déplacées présentent des taux de pauvreté plus élevés, et comptent environ 75 % de femmes et d’enfants. C’est pourquoi le projet mettra un accent particulier sur ces populations vulnérables et leurs communautés d’accueil. « À travers la réduction de l’insécurité alimentaire, l’amélioration de l’accès aux services essentiels et la création d’opportunités d’emploi, le projet améliorera considérablement leurs conditions de vie », met en avant  Guillermo Diaz-Fanas, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, pourquoi, “les habitants de cette région ont le potentiel de devenir un moteur de développement pour le bassin de la RN1”. 

La durée prévue du projet est de six ans et dix pour cent  (10%) des fonds sont mobilisés par le biais du guichet pour les réfugiés et les communautés d’accueil de l’IDA.

Des investissements massifs de la Banque mondiale dans les infrastructures

L’approbation par la Banque mondiale  fait suite à la suite de la signature, le 10 avril 2025 à Niamey, de l’accord de financement du Projet d’intégration et de connectivité du sud du Niger (PICSN) entre la République du Niger et l’Association Internationale de Développement (IDA), dans les locaux de la Banque Mondiale à Niamey. Le document a été signé, pour la partie République du Niger, par Monsieur Sama Mamane, Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Économie et des Finances et pour l’IDA, par Monsieur Guillermo Diaz-Fanas, Spécialiste Principal en Transports. L’objectif de développement du projet (ODP) est d’améliorer la connectivité routière résiliente au climat et de permettre le développement de la logistique de la chaîne de valeur dans le sud du Niger.

Début avril, la Banque mondiale avait également approuvé un financement additionnel de 90 millions de dollars, soit un peu plus de 53 milliards de FCFA de l’Association Internationale de Développement (IDA),  pour soutenir le Niger dans l’amélioration de ses infrastructures routières, de la connectivité et de l’accès aux services socio-économiques de base le long du corridor Zinder-Agadez. Ce financement qui a été approuvé le 7 avril 2025, vise à  soutenir la stratégie du gouvernement du Niger pour optimiser la connectivité nationale, en sécurisant le transport des personnes et des biens le long des principaux corridors. Il renforcera l’impact du Projet d’Amélioration de la Connectivité dans le Nord-Est du Niger (PACNEN) avec près de 170.000 bénéficiaires autour du corridor Zinder-Agadez.

Depuis la reprise en 2024 de la coopération entre les deux parties, après plusieurs mois de suspension en raison des évènements du 23 juillet 2023, la dynamique de coopération entre la Banque Mondiale et le Niger a repris de plus belle et les prochains mois annoncent d’autres investissements en soutien aux autorités du pays. La semaine dernier, le Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances, Ali Mahamane Lamine Zeine, s’est entretenu à Niamey avec une délégation de la Banque mondiale conduite par Mme Trina Haque, directrice du Développement Humain pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, accompagnée de M. Han Fraeters, représentant résident au Niger.

Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur les activités de la Banque mondiale et le Niger et de discuter des axes de collaboration futurs. La rencontre qui fait suite aux discussions tenues entre le Premier ministre et les responsables de l’institution financière internationale,  à Washington, lors des dernières Assemblées générales du groupe de la Banque mondiale et du FMI, à Washington, a porté sur les priorités nationales, notamment le développement du capital humain, l’emploi des jeunes, la santé et l’éducation. Et au sortir de la rencontre, la Banque mondiale a réaffirmé sa volonté de soutenir le Niger dans la création de conditions favorables à l’insertion professionnelle des jeunes, en mettant l’accent sur leur santé, leur formation et leur éducation. 

Yacouba Barma (lesechosduniger.com)

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