(Echos du Niger 27 mars) Dans une lette qu’il vient d’adresser au Ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales, le Bureau exécutif national du Syndicat Unique de la Santé et de l’Action Sociale (SUSAS) a haussé le ton contre certains griefs qu’il reproche à la tutelle notamment le non respect de certains engagements pris dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord signé le 26 novembre dernier. Le SUSAS a particulièrement interpellé le ministre, le colonel-major Garba Hakimi avant de donner un ultimatum qui courre jusqu’au 02 avril 2025 pour la satisfaction de ses revendications.
Entre le ministre de la Santé publique, le colonel-major Garba Hakimi, et le SUSAS, le courant semble au point mort! C’est ce qui ressort de l’ultimatum que vient d’adresser le bureau national du principal syndicat du secteur de la santé et de l’action sociale à la tutelle dans laquelle le BEN/SUSAS a exigé une clarification et des réponses rapides à ses revendications d’ici le 02 avril prochain. Dans sa lettre, le SUSAS a interpellé le ministère sur le non-respect des engagements pris dans le cadre de l’ accord signé en novembre 2024 avec la tutelle, sous l’égide de la Commission nationale de Dialogue sociale (CNDS) et la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN), la centrale d’affiliation du syndicat. Le SUSAS a notamment dénoncé l’absence de suivi effectif des engagements pris mais également l’absence de la prise en compte de ses doléances malgré ses tentatives répétées de prendre langue avec le ministre pour la résolution de la crise sociale qui bouillonne.
Dialogue social rompu entre le SUSAS et le ministère de la Santé publique…
Aussi, le SUSAS a également pointé du doigt l’absence d’équité dans la sélection de l’équipe médicale du Hadj 2025. Pour toutes ces raisons et bien d’autres qu’il a remis à l’ordre du jour lors de sa dernière conférence de presse du 13 mars dernier, le syndicat exige la satisfaction immédiate de ses revendications avant le mercredi 2 avril 2025, date de la fin de l’ultimatum et tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue constructif, a indiqué qu’il tient personnellement et pleinement responsable, le ministre de la Santé publique des conséquences éventuelles. Le SUSAS a enfin appelé ses membres à l’unité et a réaffirmé sa détermination à défendre les droits sociaux de ses militants en dépit du contexte actuel.
Ce n’est pas la première fois que le SUSAS monte au créneau pour exiger la satisfaction de ses revendications. En septembre dernier, le Syndicat avait entamé une série de débrayage pour non payement des frais de scolarités des Etudiants de l’université de Niamey, des Ecoles et Instituts Privés du Niger et à l’étranger pour les années académiques de 2017 à 2022; le non règlement des appuis des étudiants de l’ENSP de Niamey et de Zinder, de l’ISP des années académiques 2018-2010 ainsi que l’iniquité créée dans l’application de la grille salariale par décret du 29 février 2012, portant grille spéciale de traitement des personnels des cadres de la santé. Par ailleurs, le SUSAS dénonce également le départ massif à la retraite des fonctionnaires et la léthargie observée pour le recrutement progressif de tous les contractuels sans concours à la fonction publique, l’insuffisance notaire du personnel de santé, cadres et auxiliaires, à tous les niveaux et l’injustice créée dans l’attribution des primes de garde et astreinte aux agents bénéficiaires conformément aux décrets.
Par la suite, les négociations entreprises ont permis de parvenir à un accord fin novembre dernier et un comité a été mis en place pour le suivi de la mise en œuvre des engagements pris. C’est suite au non respect de ces promesses que le BEN/SUSAS a décidé une nouvelle fois, de hausser le ton et d’interpeller le ministère de la Santé publique à travers cet ultimatum.
Ikali Dan Hadiza (lesechosduniger.com)

