(Échos du Niger 2 mars) La 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) s’est achevée le samedi 1er mars 2025 avec le sacre du cinéaste burkinabè Dani KOUYATE, 3e burkinabé sacré du prestigieux prix après 28 ans après le dernier Grand prix remporté par le pays initiateur du Festival. Son film, « Katanga, la danse des scorpions » , a obtenu “le Grand Prix de l’Etalon d’or de Yennenga” qui lui a été remis au cours d’une cérémonie de clôture qui s’est déroulée en présence du Président du Faso, Chef de l’Etat le Capitaine Ibrahim TRAORE ainsi que le Premier ministre du Tchad Allamaye HALINA, pays invité d’honneur du FESPACO 2025 qui s’est déroulée du 22 février au 1er mars sous le thème : “Cinéma d’Afrique, Identités culturelles”. Bien qu’absent en compétition officielle, le Niger était présenté à ce rendez-vous incontournable du 7e art africain avec une délégation conduite par le ministre des Arts et la Culture et porte-parole du gouvernement, le colonel-major Abdrahmane Amadou Djibo.
Les rideaux sont tombés samedi 1er mars sur la 29ème édition de la biennale du cinéma africain, le FESPACO avec à la clé le “Grand Prix de l’Etalon d’or de Yennenga” d’une valeur 20 millions F CFA pour le film « Katanga, la danse des scorpions » du cinéaste burkinabè Dani KOUYATE. Il remporte cette distinction vingt-huit (28) ans après la consécration de « Buud Yam » de Gaston KABORE en 1997. “Je dédie ce prix au vaillant peuple du Burkina Faso et à tous ceux qui sont morts sur le champ de bataille pour défendre notre patrie. La lutte est âpre mais la victoire est certaine”, a déclaré le lauréat de l’Etalon d’or, Dani KOUYATE, après avoir reçu son prix des mains du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Dany Kouyaté devient ainsi le troisième Burkinabė à remporter ce sacre après le réalisateur Idrissa Ouédraogo qui a remporté l’étalon d’or de Yennenga en 1991, avec son film « Thilaï » et en 1997, l’Étalon d’or de Yennenga est revenu au Burkinabė Gaston Kaboré avec le film « Buud Yam ». Le fils du célèbre comédien Sotigui Kouyaté a aussi rendu un vibrant hommage au défunt cinéaste malien Souleymane Cissé, décédé à la veille de l’ouverture du festival où il était annoncé.

Le prix de l’Etalon de Bronze a été décerné au film « On becoming a guinea fowl » de la Zambienne Roungani Nyoni et celui d’Argent au film « The village next to paradise » du somalien Mo Arawa. Plusieurs autres prix spéciaux ont été également remis au cours de cette édition qui s’est déroulée du 22 février au 1er mars 2025 sous le thème: “Cinéma d’Afrique et Identités africaines”.
Une édition qui a tenue toutes ses promesses malgré l’absence de films nigériens en compétition…
“Après avoir présidé la cérémonie officielle de clôture de la 29e édition du FESPACO, je salue l’ensemble des cinéastes et cinéphiles pour le franc succès de cette fête du cinéma africain. Ma fierté est d’autant plus grande que le trophée le plus prestigieux, l’Etalon d’or de Yennenga, échoit au burkinabè Dani KOUYATE après 28 ans. En dédiant son graal à nos vaillantes Forces combattantes, le réalisateur fait montre d’une reconnaissance légitime au courage et à l’abnégation de nos dignes filles et fils engagés pour la victoire sur les forces du mal”, s’est félicité le chef de l’Etat burkinabé en remettant le Grand Prix lors de la cérémonie de Clôture.
La fête a été belle cette fois encore avec la 29e édition qui confirme le FESPACO comme le rendez-vous incontournable par excellence du cinéma africain. Cette édition a enregistré 235 films en compétition dans les différentes catégories. Elle a rassemblé plus de 2000 professionnels du cinéma. Elle a également vu la participation de 53 pays du monde. Selon le délégué général du FESPACO Alex Moussa SAWADOGO, ce rendez-vous du 7e art africain a démontré la capacité du Burkina Faso à relever les défis auxquels il est confronté et la détermination du peuple burkinabè à envisager un avenir radieux et à faire des écrans de cinéma la vitrine de nos identités africaines.

La 30e édition du FESPACO est prévue pour se tenir du 27 février au 06 mars 2027 avec cette fois, l’espoir de la présence de productions nigériennes. Cette édition, aucun film nigérien n’a été présenté au FESPACO, ce qui en dit long sur la situation que traverse le cinéma nigérien. Il faut noter cependant qu’une importante délégation du Niger était présente à Ouagadougou sous la conduite du Ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Cuture et des Arts, le colonel-major Abdrahmane Amadou Djibo, porte-parole du gouvernement et du CNSP.
Ikali Dan Hadiza (lesechosduniger.com)

