(Échos du Niger 1 mars) De sources sécuritaires, l’attaque a eu lieu hier vendredi 28 février à Ekadey Malane, près de la position militaire de Inanbagarett vers la frontière algérienne. C’est une patrouille du Bataillon Spécial d’intervention (BSI) de la zone de Défense N°2 des Forces armées nigériennes (FAN) d’Agadez qui est tombée dans une embuscade tendue par des individus lourdement armés.
Onze (11) soldats ont été tués dans l’attaque et deux (02)autres blessés.
Les victimes de l’embuscade ont été inhumées ce samedi au cimetière musulman d’Agadez en présence du Chef d’état-major des Armées (CEMA), le Général Moussa Salaou Barmou, celui de l’armée de terre (CEMAT), le Général Mahamane Sani Kiaou, le Gouverneur de la Région, le Général Ibrah Boulama Issa ainsi que des responsables militaires et civils de la région.
Il faut noter que l’attaque a été revendiqué par le JNIM (affilié à Al-Qaeda) qui a annoncé au moins 15 soldats tués, plusieurs autres pris en otage et a diffusé sur sa chaîne de propagande les images de l’assaut avec des véhicules militaires, des équipements, des armes et des munitions saisis au cours de l’opération assez inédite dans cette zone située à l’extrême nord-ouest du pays, vers la frontière algérienne mais aussi pas loin de celle du Mali.
Selon les autorités, le lieu de l’attaque, frontalier avec l’Algérie voisine, est très connu car emprunté par des groupes armés non étatiques qui y font prospérer leurs trafics en tous genres.
Youssouf Seriba (lesechosduniger.com)

