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Economie : l’Union africaine lance un mécanisme pour le contrôle de la dette sur le contient

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(Echos du Niger 19 février) Le phénomène de la dette en Afrique est devenu un sujet préoccupant qui s’est invité dans les discussions de la 38 Assemblée Générale de l’Union Africaine qui s’est ténu du 14 au 16 février à Addis Abbeba. Lors ce sommet les dirigeants africains ont validé la création du Mécanisme Africain de Stabilité Financière (MAFS).

Ce dispositif, qui sera sous le contrôle de la Banque africaine de développement (BAD), a pour objectif de prévenir les crises de la dette sur le continent et de renforcer la stabilité économique des États membres. Le Mécanisme Africain de Financement Stratégique (MAFS) sera doté d’une agence notation de crédit, ce qui lui permettra d’emprunter sur les marchés financiers internationaux. Ce fonds offrira aux pays africains un accès à des ressources financières en cas de difficultés économiques, contribuant ainsi à réduire les risques de défaut de paiement. Ce mécanisme devra être ratifié par les États participants dans les mois à venir avant de pouvoir entrer en vigueur.

Le but principal est de faire face aux enjeux grandissants liés à l’accroissement des remboursements de dettes, la réduction des revenus publics et les répercussions économiques du changement climatique. L’intégration au MAFS sera volontaire, permettant ainsi aux nations de décider librement de leur participation à cette initiative. De plus, sous certaines conditions, des participants qui ne sont pas d’origine africaine pourront aussi y participer, ce qui pourrait améliorer la capacité du fonds à attirer des financements.

D’après les prévisions, le MAFS pourrait aider l’Afrique à réaliser des économies allant jusqu’à 20 milliards de dollars d’ici à 2035, en favorisant l’accès à des prêts plus accessibles et en contournant les dépenses astronomiques liées aux crises financières.
Suite à l’autorisation donnée lors du sommet de l’Union africaine, la Banque africaine de développement débutera bientôt la formulation des accords indispensables à la ratification par les pays membres. Cette phase représente un jalon crucial pour la gestion de l’endettement en Afrique et le renforcement d’un cadre financier régional plus solide.

Youssouf Sériba(www.lesechosdu niger.com)

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