Mali: au moins 25 civils dont des orpailleurs nigériens tués dans une attaque terroriste contre un convoi près de Gao (Armée)

Actualité Sécurité

(Échos du Niger 9 février )Au moins 25 civils dont des étrangers ont été tués, vendredi 07 février 2025, lors d’une attaque contre un convoi de véhicules escortés par des militaires à Kobé, près de Gao, a annoncé, samedi soir dans un communiqué, l’État-major des Forces armées maliennes (FAMA). Selon la même source, l’attaque qui a été menée par des assaillants lourdement armés a été repoussée par les soldats de l’escorte et l’opération de ratissage aussitôt enclenchée a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes.

Les victimes sont majoritairement des orpailleurs dont plusieurs ressortissants nigériens et le convoi a quitté Labbezanga pour prendre la principale route reliant le Mali et le Niger et qui est depuis quelques mois, sous la coupe réglée des groupes armés terroristes (GAT).

Le bilan est provisoire et selon d’autres sources locales et sécuritaires, le nombre de victimes pourrait s’alourdir car jusqu’à ce dimanche, les opérations de ratissage de l’armée malienne se poursuivent encore dans la zone où des corps ainsi que des blessés et des rescapés continuent d’être découverts. Dans un communiqué publié samedi dans la soirée, l’armée malienne a confirmé que 25 civils ont été tués et 13 autres blessés dans l’attaque terroriste qui a visée une mission d’escorte de véhicules civils entre Gao et Ansongo, aux environs de la localité de Kobé, à une trentaine de kilomètres de Gao, dans le nord du pays a annoncé samedi soir, l’état-major général des armées du Mali. “L’état-major général des Armées informe l’opinion que le vendredi 07 février 2025, dans l’après-midi, une mission d’escorte de véhicules civils est tombée dans une embuscade tendue par un groupe de plusieurs terroristes entre Gao et Ansongo à hauteur de Kobé à une trentaine de kilomètres de Gao”, a annoncé l’armée dans son communiqué.Selon les détails données par l’Etat-major, pendant les combats, “les terroristes repoussés dans leur repli ont délibérément ciblé des passagers civils dans la panique”.Et d’ajouter que malgré “la prompte réaction” des FAMa à ces tirs, trois véhicules (03) ont été atteints causant la mort de 25 civils et la blessure de 13 autres. Les victimes sont majoritairement des jeunes orpailleurs étrangers en partance pour la mine d’or de N’Tahaka dans la région de Gao alors que d’après des sources locales, le convoi est parti de Labezzanga, à la frontière nigérienne.

Amplifications des menaces sécuritaires et représailles contres les civils…

Selon l’armée malienne, les opérations de ratissage aussitôt engagées ont permis de retrouver 19 corps de terroristes abandonnés et 04 autres blessés ainsi que la récupération de plusieurs armes et de matériels de guerre. Les opérations de l’armée malienne se poursuivent et des renforts ont été dépêchés sur place alors que les services d’urgence s’affairent à prendre en charge les blessés de ce nouveau massacre.

Selon des témoins rescapés de l’embuscade meurtrière, les assaillants ont agi avec une brutalité extrême, n’épargnant personne. Le nombre de victimes pourrait s’alourdir et des dizaines de blessés par balle sont en train de recevoir des soins au niveau de l’hôpital de Gao. Des appels au don de sang se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Des images terribles publiées sur les réseaux sociaux montrent d’ailleurs la virulence de ce nouveau carnage qui endeuille la Confédération des États du Sahel (AES).Selon les informations recueillies auprès des sources locales, depuis quelques temps, les menaces sécuritaires se sont amplifiées principalement sur cet axe qui relie le Niger et le Mali. Le convoi de véhicules était d’ailleurs parti de Labezzanga, à la frontière, après plusieurs jours d’attente. D’après les mêmes informations, les groupes armés terroristes qui opèrent dans la zone notamment l’EIS (ex EIGS) avaient mis en place des barrages pour prendre des rançons auprès des véhicules et des voyageurs passant sur cet axe.

Cependant, il y a quelques semaines, plusieurs présumés terroristes venus récupérer ce qu’ils considèrent comme une “Zakkat” ou “droit de passage” obligatoire ont été tués dans une opération de l’armée. Depuis, les usagers de cette route étaient sous la menace pour ne pas dire la peur des représailles des groupes terroristes en dépit de la présence des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que de l’escorte militaire instaurée pour rassurer les populations et les transporteurs. Ce nouveau massacre de civils dont les circonstances restent encore à déterminer illustre la persistance des menaces sécuritaires dans cette zone des 3 frontières (Mali, Niger et Burkina Faso).

Aboubacar Yacouba Barma (lesechosduniger.com)

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