Santé : la grippe aviaire de retour à Niamey

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(Echos du Niger 8 février) Dans un arrêté publié hier vendredi 07 février 2025, le Gouverneur de la Région de Niamey a fait cas de la découverte de nouveaux cas de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) dans une exploitation familiale d’oiseaux d’élevage dans l’arrondissement communal II. Par conséquent et conforment à la règlementation en vigueur, la capitale a été déclarée infectée du virus sur un rayon de dix (10) kms et des mesures conséquentes ont été prises notamment l’abattage des volailles des fermes touchées, la mise sous quarantaine et le contrôle strict des déplacements des volailles à risque ainsi que le renforcement de la surveillance sanitaire par les services vétérinaires des espèces susceptibles de contracter ou véhiculer la maladie.

Une nouvelle épidémie de grippe aviaire H5N1 vient de se déclarer à Niamey. Selon l’arrêté de déclaration du Gouverneur de la Région, la présence de la grippe aviaire Hautement pathogène (H5N1) a été confirmée par le Laboratoire Central de l’Élevage (LABOCEL), le 06 février 2025, dans une exploitation familiale sis au quartier “Nord Faisceau” dans l’arrondissement communal II. La grippe aviaire H5N1 étant une maladie animale zoonique à Déclaration obligatoire, le Gouverneur a, sur proposition des services compétents, pris un arrêté hier vendredi 07 février pour déclarer la capitale infestée dans un rayon de dix (10) kms. Des mesures ont été prises pour circonscrire sa propagation avec l’abattage systématique des volailles des fermes touchées, le nettoyage et la désinfection rigoureuse des lieux infestées ainsi que la mise en quarantaine et le contrôle stricts des déplacements des volailles et de tout véhicule à risque. En outre, toutes les espèces susceptibles de contracter ou de véhiculer la maladie sont placées sous la surveillance sanitaire des services vétérinaires qui appliqueront les mesures de prophylaxie prévues par la réglementation.  “Les infractions au présent arrêté seront poursuivies et punies conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur”, a averti le Gouverneur de la Région, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna, qui a instruit par la même occasion les services compétents ainsi que les responsables communaux de prendre les mesures nécessaires pour l’application de ces mesures qui prennent effet à compter de la publication de l’arrêté.

Épidémies en série de grippe aviaire H5N1

La grippe aviaire Hautement pathogène (H5N1) est une maladie zoonique à Déclaration obligatoire affectant plusieurs espèces d’oiseaux d’élevage, les oiseaux d’ornement et les oiseaux sauvages avec un taux de mortalité élevé. Ces dernières années, le Niger a enregistré plusieurs épidémies de grippe aviaire vite contenues. En janvier 2024, la capitale a été déclarée infestée de l’épidémie suite à la confirmation des cas  dans une ferme avicole familiale sise au quartier Plateau dans l’arrondissement Communal Niamey 1.

En février 2022 également dix (10) foyers de la grippe ont été recensés dans des élevages à  Niamey, Tillabéri et Dosso, ce qui a affecté quelques  89 998 poules pondeuses, 558 poussins et 298 cailles selon le ministère de l’Elevage.

 Après la grande pandémie de 2006, le Niger avait également confirmé la survenance de cette maladie en mars 2021. Les autorités sanitaires avaient, en effet,  notifié à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) qu’ un foyer de grippe aviaire hautement pathogène à virus A(H5N1) a été confirmé le 16 mars dans un élevage de 30.000 volailles avec la mort de 27.000 en moins de trois jours à dans la commune 4 de Niamey.  Le diagnostic a été confirmé par des techniques de biologie moléculaire (RT-PCR) au Laboratoire central de l’Elevage (LABOCEL), le laboratoire national, mais la situation a été vite maitrisée.

Il convient de rappeler que le virus de la grippe aviaire peut être transmis à l’homme par les contacts fréquents et intensifs avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Chez l’homme, la grippe aviaire se manifeste par entre autres par la fièvre, la toux, des douleurs musculaires, des infections oculaires et respiratoires. Et en plus de la perte de volaille, la maladie impacte négativement l’économie, la sécurité alimentaire des ménages et le climat social.

Ikali Dan Hadiza (lesechosduniger.com)

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