(Les Echos du Niger 8 octobre) Dans une récente sortie médiatique en marge du sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le président du Ghana Nana Akufo Ado s’est exprimé sur le sahel notamment sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Le président Ghanéen a indiqué qu’il a foi quant au retour des pays de l’AES dans la grande famille de la CEDEAO. « Nous devons continuer à y travailler, pour être sûrs de pouvoir, en fin de compte, trouver un terrain d’entente qui leur permettra d’envisager le retour au sein de la CEDEAO. Nous devons le faire. Ce sont trois membres importants de notre communauté et nous ne pouvons pas nous en laver les mains » a-t-il déclaré à la presse.
« Je ne crois pas qu’il existe un seul africain de l’ouest qui se réjouit de ce qui s’est passé…Je ne crois pas que ce soit dans l’intérêt (de ces pays). Je ne crois pas qu’il soit dans l’intérêt du bloc plus large de la CEDEAO de permettre que cela se produise » crois savoir Nana Akufo Addo.
Il s’est également exprimé sur le président déchu Bazoum indiquant qu’il ne faut pas l’oublié. Par ailleurs, il s’est exprimé de façon critique sur la situation sécuritaire dans les trois pays de l’AES. « La situation sécuritaire ne semble pas s’être améliorée » pense t-il.
« Je pense qu’hier ou avant-hier, nous avons encore assisté à un massacre d’un grand nombre de civils. Ils sont justes à notre frontière, donc nous avons une bonne idée de ce qui se passe. La situation sécuritaire ne semble pas s’être améliorée.
La nécessité de trouver une solution à cette insurrection terroriste en Afrique de l’Ouest est devenue de plus en plus forte » indique Nana Akufo qui s’inquiète de ce qu’il pense que « l’intention des chefs d’Etat du Niger, du Mali et burkinabé, est de rester au pouvoir ».
Youssouf Sériba
