Site icon

Arrestation de 5 Nigériens au Bénin : Entre Niamey et Cotonou, les tensions s’accentuent

Publicités

(LES ECHOS DU NIGER 7 JUIN) C’est le dernier rebondissement du feuilleton qui se déroule depuis le 26 juin entre le Niger et le Bénin. Ce 6 juin 2024, Cotonou a annoncé l’arrestation de 5 personnes de nationalités nigériennes sur la station terminale du pipeline Niger-Bénin à Sèmè-Kpodji.

Mario Mètonou, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a indiqué que les individus arrêtés s’étaient introduits frauduleusement sur le site : « Dans la soirée du mercredi 05 juin 2024, des informations de sources dignes de foi qui me sont parvenues ont fait état de ce que des personnes se sont frauduleusement introduit sur le site de la station terminale de WAPCO Bénin à Sèmè-Kpodji » a indiqué le magistrat béninois dans un communiqué de presse..

Point de presse/Bénin

« Des investigations menées sur place, il ressort ce qui suit : cinq ressortissants nigériens se sont introduits sur le site sans décliner leur identité. Au lieu d’emprunter l’entrée principale et de s’enregistrer à la guérite, ces personnes ont préféré utiliser une entrée dérobée située à l’arrière du site. Dans cette manœuvre, elles ont bénéficié de la complicité de l’Administrateur Général de WAPCO Bénin qui a pourtant reçu deux jours plus tôt la lettre du Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines à travers laquelle l’État béninois a exprimé de vives préoccupations sécuritaires ». Peut-on lire dans le même texte qui a été largement diffusé par la presse béninoise.

Le procureur explique que le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, a adressé, le 3 juin dernier, un message à l’Administrateur général de WAPCO Bénin pour le rassurer de l’engagement de la partie béninoise à respecter les accords conclus. Dans le même document, le ministre a demandé au responsable de Wapco que l’identité de toutes les personnes devant accéder au site devait être enregistrée pour des raisons sécuritaires.Et c’est sur dernière exigence que Cotonou se base pour arrêter ces ressortissants nigériens. Les 5 hommes auraient notamment indiqué être des employés de WAPCO Niger dont « ils arborent les badges et ont précisé qu’en cette qualité, ils n’avaient pas l’obligation de s’enregistrer à la guérite », précise le procureur. Pour le magistrat, « une telle justification est inopérante en raison de la sensibilité du site ». L’ouverture d’une enquête a permis, selon les termes du procureur, « de formellement établir qu’au moins deux parmi ces personnes sont des agents nigériens au service du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ».

Il ajoute que ces deux personnes « se sont fait confectionner pour la circonstance de faux badges d’employés de WAPCO Niger ». L’urgence à l’heure actuelle est de parvenir à « déterminer les motivations réelles des mis en cause dans un contexte où des informations récurrentes font état de la planification d’actes d’atteinte à la sûreté de l’État du Bénin ». Conclut-il.Du côté de Niamey c’est tout un autre son de cloche. Dans un point de presse conjointement animé par le ministre du pétrole Maman Moustapha Barké et le garde des Sceaux Alio Dadou sont revenus sur le statut de ces personnes arrêtées.

Point de presse/Niger

Ces compatriotes « sont au Benin le sont en application d’une convention qui engage le Bénin,la Chine et le Niger » a indiqué le ministre de la justice.Alio Daouda a laissé entendre que cette mission est partie au Bénin en vue de contrôler le travail fait par La société Wapco surplace particulièrement en ce qui concerne le chargement du pétrole brute.Toujours selon Alio Daoua cet agissement du gouvernement béninois visé simplement à écarter le Niger du contrôle du chargement du brute au port de semè.

Mawulolo Ahlijah

Quitter la version mobile