(Les Échos du Niger 17 mai)Plus de neuf mois après le coup d’État ayant vu la chute du président Bazoum, les organisations syndicales du Niger pensent qu’il es grand temps de permettre aux partis politiques de reprendre leurs activités. Dans une récente sortie le 1er mai à l’occasion de la célébration de la fête des travailleurs, le secrétaire général de la confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN), Djibrilla Idrissa a demandé aux militaires au pouvoir de lever la suspension des activités des partis politiques.
En effet, au lendemain du coup de force du 26 juillet 2023, le CNSP avait ordonné l’arrêt de toutes activités politiques et syndicales. Par conséquent, les sièges des partis politiques ont été désertés et les responsables syndicaux restent muets. « Il faut permettre aux citoyens de se prononcer », estime Djibrilla Idrissa. « Nous l’avions déjà dit au niveau de notre confédération : il est important de dire aux Nigériens comment le CNSP compte diriger cette transition, parce que ce sont eux qui disent que c’est une transition. »
Cette revendication de la CDTN est appuyé par plusieurs partis de l’ancienne mouvance présidentielle qui espèrent pouvoir obtenir la levée de la suspension des activités politiques.
« Il est grand temps que l’ensemble des fils de la nation soient associés ou impliqués dans la gestion des affaires publiques et dans la question même des grandes orientations devant permettre à cette transition-là de faire un travail qui ne va pas vraiment nous ramener à la case de départ », estime lui Kané Kadaouré Habibou, président de la Synergie des Démocrates pour la République SDR, autre acteur politique de l’ex-opposition.
Notons qu’à l’heure actuelle, ce sont uniquement les organisations de la société civile qui soutiennent le CNSP qui peuvent s’exprimer. Au rang de ces organisations, on peut citer le mouvement national pour la sauvegarde de la patrie ou MNSP.
Mawulolo Ahlijah

