(Les Echos du Niger 18 avril) La décision prise par le CNSP de dissoudre les conseils municipaux, régionaux, d’arrondissement, et de ville issus des élections de décembre 2020 a surpris plus d’un au sein de l’opinion nigérienne d’autant que le gouvernement de transition n’a donné aucune justification à cette décision. Les collectivités territoriales sont depuis lors gérées par des administrateurs délégués. Les acteurs politiques qui sont murés dans un silence complaisant depuis le coup d’Etat du 26 juillet commencent à rompre le silence.
Dans une récente sortie, le MNSP, mouvement national pour la sauvegarde de la patrie a indiqué qu’il soutenait cette décision du gouvernement tout en invitant les nouvelles autorités à veiller à ne pas léser la population dans la prise de leur décision.
Le son de cloche est toutefois différent du côté de la classe politique, notamment au sein du PNDS, l’ancien parti au pouvoir. Ainsi dans un récent communiqué, Kalla Ankourao, ancien ministre, ancien vice-président du Parlement et secrétaire général du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme a indiqué que cette décision n’était pas fondée et a eu des conséquences graves sur les élus locaux du parti.
« En plus de ce préjudice, nous pouvons, à juste titre, déplorer les éventuelles perturbations qui pourraient être engendrées par cette dissolution au niveau de certains partenariats, avec des conséquences négatives sur les programmes de développement des collectivités » a-t-il déclaré.
« Cependant, la décision étant actée, nous demandons à nos camarades frappés par cette décision de l’assumer dignement et rester au plus près de cette population pour continuer à mériter sa confiance » a ajouté Kalla Ankourao.
Notons qu’aucun calendrier n’a été communiqué pour l’heure quant à la tenue de prochaines élections locales. Le dialogue national pour la refondation de la République qui est censé tranché la question peine à se tenir.
Mawulolo Ahlijah


Bonjour tout le monde ! J’ai vraiment de la peine à cerner nos hommes politiques. Est-ce que c’est difficile de comprendre que tous les conseils régionaux, municipaux, ruraux tirent leur essence de la constitution, qui elle -meme est suspendue ou dissoute. Alors, où est le problème ?
Je pense que dès lors que la constitution est suspendu,il n’y a plus d’élus qui puissent revendiquer une quelconque légitimité. Aussi Monsieur le ministre dit aux anciens de continuer la campagne, malgré l’interdiction des activités des partis politiques. Sinon de quel contact parle t il en conviant les anciens élus de rester en contact avec la population,en quoi faisant.