Santé : le gouvernement alerte sur une résurgence de la fièvre hémorragique Lassa

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(Les Echos du Niger 2 avril) Dans un communiqué parut jeudi dernier, le gouvernement a alerté l’opinion publique sur la résurgence de la fièvre hémorragique Lassa. Selon le communiqué, dans les États voisins du Nigéria, cette maladie a déjà provoqué la mort de plus de 100 personnes sur un total de 628 cas confirmés.

Le communiqué a aussi indiqué qu’un cas suspect a été confirmé au Niger. Si cette maladie n’a pas encore fait de victime au Niger, le communiqué a invité toute personne présentant des symptômes comme la fièvre, les céphalées, des douleurs thoraciques ou encore une perte d’audition doit rapidement prendre contact avec les services compétents pour se soumettre aux analyses nécessaires.

La fièvre hémorragique Lassa se transmet par le contact avec les excréments et les urines des rats. Ces rongeurs qui s’infiltrent souvent dans les cuisines peuvent souiller les aliments et les ustensiles avec leurs besoins. Il peut par la suite se propager d’une personne à une autre par contact direct avec le sang.

La prévention consiste à se laver régulièrement les mains, à préparer soigneusement ces aliments et à protéger la demeure contre toutes intrusions de rats. Le gouvernement invite tout un chacun à la vigilance pour éviter que cette maladie ne se propage et ne s’installe au Niger. L’OMS recommande également aux centre de santé de renforcer les mesures d’hygiène afin de prévenir les infections. Pour ce faire, « le personnel doit appliquer systématiquement les précautions standard de lutte contre les infections associées aux soins lorsqu’ils s’occupent de patients, quel que soit le diagnostic présumé. Ces précautions portent sur les règles en matière d’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuelle (pour se protéger des éclaboussures ou d’autres contacts avec des matières contaminées) et la sécurité des injections et des rites funéraires » indique l’OMS.

Dans le même sens, les agents de santé qui s’occupent de cas suspects ou confirmés de fièvre de Lassa doivent prendre des mesures supplémentaires de lutte contre l’infection pour éviter tout contact avec le sang ou les liquides biologiques des patients et avec les surfaces et objets contaminés comme les vêtements et la literie. Lorsqu’ils sont en contact étroit avec des patients (à moins d’un mètre), les soignants doivent porter : une protection du visage (écran facial ou masque chirurgical et lunettes de protection) ; une blouse propre, non stérile, à manches longues ; et des gants (stériles pour certains actes).

Youssouf Sériba

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