Niger : la Cedeao maintient les sanctions mais pose les condition d’un allègement

Non classé

(Les Échos du Niger 11 déc) Réunie en sommet à Abuja ce 10 décembre 2023, la Cedeao a annoncé le maintien des sanctions contre le Niger. L’organisation communautaire a toutefois annoncé qu’elle comptait procéder à un allègement de ces sanctions si le CNSP acceptait une transition courte avec un retour des civils au pouvoir.

À cet effet, un comité composé des présidents du Bénin, du Togo et de Sierra-Leone négociera avec le régime militaire nigérien avant un éventuel assouplissement des sanctions, a annoncé le président de la commission de la Cédéao, Omar Touray. «Sur la base des résultats de l’engagement du comité des chefs d’État avec le CNSP, l’autorité va progressivement alléger les sanctions imposées au Niger», a-t-il indiqué à l’issue du sommet. “Mais si le CNSP ne se conforme pas aux résultats de l’engagement avec le comité, la Cédéao maintiendra toutes les sanctions”, a-t-il ajouté. Cette décision de la Cédéao fait suite à la visite vendredi au Togo du chef du CNSP, le général Abdourahamane Tiani, avec certains de ses ministres.

Quelques jours avant, Niamey avait demandé au président togolais, Faure Gnassingbé de jouer un rôle de médiateur. «Tiani est prêt à discuter de la durée de la transition et de la situation de Bazoum», a déclaré une source togolaise à propos de ces discussions.

En ouverture du sommet, Omar Touray avait déclaré que «les autorités militaires du Niger ont malheureusement montré peu de remords en s’accrochant à leurs positions intenables, prenant en otage non seulement le président Bazoum, sa famille et les membres de son gouvernement, mais aussi le peuple nigérien». La secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires africaines, Molly Phee, a fait savoir dimanche qu’elle avait été conviée à participer aux discussions du sommet visant à permettre le retour d’un régime démocratique au Niger et à contribuer à rendre le Sahel plus sûr.

Le président Tinubu, président en exercice de la Cedeao s’en est pris à l’alliance des États du Sahel dans son discours. «Cette alliance fantôme semble destinée à détourner l’attention de notre quête mutuelle de démocratie et de bonne gouvernance», a-t-il déclaré.

Il a appelé à renouer le dialogue avec les pays sous régime militaire à condition que ces derniers annoncent des transitions planifiées réalistes et à court terme. Du côté de Niamey, cette décision du maintien des sanctions de la Cedeao est accueillie avec beaucoup de déception.

Mawulolo Ahlijah

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *