(Les Échos du Niger 23 nov.) La crise au Niger ne fait pas grincer les dents uniquement aux citoyens du pays. À plusieurs milliers de kilomètres de Niamey, des entreprises notamment ceux du secteur aéronautique ont aussi mauvaise mine. C’est ainsi le cas de la compagnie aérienne Brussels Airlines, qui a annoncé au début du mois que la fermeture temporaire de l’espace aérien du Niger lui avait fait perdre 4 millions soit environ 2,6 milliards de FCFA.
En effet, les transporteurs européens ont été obligés de réorganiser les itinéraires de ses liaisons africaines à la suite de la suspension des vols à destination et en provenance de Ouagadougou au Burkina Faso et de Bamako au Mali ainsi que de la fermeture de l’espace aérien nigérien aux compagnies aériennes commerciales.
Brussels Airlines a été contrainte de réaliser des détours de plus de 1000 kilomètres. Ce qui a eu un impact considérable sur la consommation en carburant des aéronefs, le rallongement du temps de vol et même, dans certains cas, des annulations de vol ainsi qu’une augmentation du coût du billet d’avion qui est en hausse depuis lors.
Notons que la compagnie a renforcé sa position en Afrique de l’Ouest depuis 2022, avec l’ouverture de la ligne de Ouagadougou au Burkina Faso et de Conakry en Guinée. Ce qui porte à 17 le nombre de ses destinations africaines. Dans un communiqué publié en septembre 2023, la directrice générale Dorothea Von Boxberg indique que pour 2024, la compagnie va ajouter une 18ème destination à son réseau africain. Il s’agit de Naïrobi.
Notons que depuis la réouverture de son espace aérien le Niger autorise de nombreuses compagnies à desservir la capitale et à survoler le pays à l’exception de la France et de la compagnie aérienne Air-France.
Mawulolo Ahlijah

