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Reprise des tueries dans la zone des trois frontières: le Niger pleure ses civils et le Mali voisin plaint ses fama

©web

Les tueries de civils et forces armées reprennent de plus belle dans la zone des 3 frontières nouvel épicentre l’insécurité au Sahel. Le G5 et la France disent se réjouir de la réduction des capacités de nuisances des des groupes armés non étatiques (Gane). Ces derniers refont surface, au moment 1200 soldats tchadiens sont en deoloyement dans la zone des trois frontières.

A Danari village situé dans la localité de Banibangou (région de Tillabery) 7 personnes sont exécutés le 09 mars . Ont étaient sous le choc de ce drame, lorsque le lundi 15 mars 30 ressortissants Darey-dey, de retour du marché hebdomadaire de Banibangou ont été attaqué et brûlées vifs à bord de deux véhicules 4×4 brûlés. Comme si cela ne suffisait pas, le même jour du lundi 15 mars, les Gane, aux guidons de leurs motos interceptèrent un autre véhicule 4×4 à bord duquel se trouvaient des passagers, ressortissants de Darey-darey également en provenance du marché de Banibangou. Ils trièrent 28 d’entre eux qu’ils ont exécutés sur des considérations ethniques, selon une source locale jointe au téléphone par Les Échos du Niger, confirmait dans sa narration des faits. Après ces massacres de paisibles citoyens, sur leur chemin de retour, les assaillants mirent fin à feu les greniers sur leurs chemins.

©Afp

33 soldats maliens tués le 15 mars dans la zone des trois frontières…

Le lundi 15 mars 2021, le Niger n’a pas le seul à essayer la barbarie des Gane . Au Mali sur l’axe Lelehoye – Tessit dans le cercle d’Assongo(région de Gao), un violent accrochage a opposé les forces armées maliennes (FAMA) et des terroristes qui ont pris en embuscade, un convoi des fama. Cette attaque a occasionné la mort de 33 vaillants soldats maliens, on dénombre 14 blessés. Du côté des terroristes, 20 ont été neutralisés. Suite à cette attaque tout comme le Niger, le gouvernement malien a décrété, un deuil national de 3 jours en hommage aux militaires tombés en défendant leur pays.

De l’absurdité de ces incursions qui sèment la mort…

Ce qu’il faut déplorer pour le cas du Niger, c’est que des terroristes parcourent toute une distance en provenance de leurs bases maliennes pour trier des parmi des civils des personnes à abattre sur des bases ethniques. Les responsables politiques au Niger doivent se réveiller pour que cette question sécuritaire devenue endémique ne balance pour servir des causes communautaires. Aussi, toute la lumière doit être faite pour éclairer la lanterne de l’opinion sur cet acte lâche et barbare afin de comprendre les motivations qui ont conduit à des assassinats sur des considérations ethniques, des agissements purement contraires aux vraies réalités du Niger profond. Le Niger et le Mali deux pays sous le gourou des Gane et pourtant ces deux présentent des différences conjoncturelles dans la prégnance de l’insécurité que subissent les deux pays sans compter le Burkina Faso qui où l’on peut relevé un répit dans les attaques terroristes qui ont depuis lors muté en conflits intercommunautaires.

Les différences conjoncturelles entre les portions maliennes et nigériennes de la région des trois frontières…

Au Mali, les terroristes partagent le même territoire avec les groupes armés non étatiques (Gane) ce qui permet à ces groupes d’intenter des embuscades aux fama et au contingents de la Munisma. Au Niger, le gouvernement a toujours mis en avant l’argument lequel il n’existe aucun groupe armé de quelques nature que ce soit sur le territoire. Les groupes terroristes qui attaques les citoyens nigériens sur le sol nigérien, traversent la frontière malienne pour s’en prendre aux paisibles citoyens dans la région de Tillabéry. Pour peu que nos vaillantes forces de défense et de sécurité soient appuyées de point de vue renseignements, ces forces du mal auront très peu de chance à traverser à motos des terrains vague, frapper et retourner paisiblement dans leurs bases maliennes. En fait au Niger, la situation seraient maîtrisable si les services de renseignements multiplient les efforts dans ces zones. En effet, il n’y a pas que les coups d’État sur lesquels il faut se concentrer. Il faut aussi lorgner sur ces zones pour avoir la maîtrise du terrain au profit de la lutte contre le terrorisme.

Ouallam|femmes déplacées de Tchomabangou ©Les Échos du Niger

Les populations civiles doivent être mises à contributions pour faciliter les choses. Cependant, il faut bien que les sources civiles soient très bien protégées des représailles qui empêchent très souvent les civils de collaborer. Et si toute fois, l’État trouve qu’il ne peut rien faire pour protéger, les populations civiles de cette contrée proche du Mali, que le politique permette aux villageois de se constituer en milices armées comme ce fut le cas à Tassara ou dans la région de Diffa afin de se protéger et protéger leurs bétails.

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