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Bataille électorale :L’union sacrée contre Bazoum a raté sa cible.

Mohamed Bazoum lors d’un meeting à Agadez

Par Soumana Adamou

Recentrons le débat sur les vrais problèmes qui assaillent le Niger et sa démocratie. Nous estimons selon notre humble avis que les histoires de nationalité ont toujours été posées en Afrique pour pouvoir barrer la route présidentielle à un adversaire dont on redoute sa force de frappe dans les urnes. La nationalité d’origine est une chose qui n’a jamais menacé l’existence d’un pays ou entravé la bonne marche de sa démocratie. D’autres nous dirons que c’est une question tranchée par la constitution qui est dans tous les cas, une oeuvre humaine. Tout le monde sait aussi que cette dernière n’est jamais parfaite. En effet si Bazoum est redouté pour sa candidature, ce n’est pas pour sa popularité qui peut nuire dans les urnes. Mais plutôt, c’est parceque tous les candidats en présence savent la capacité du système rose mis en place pour falsifier les résultats des urnes et le faire élire. N’oublions pas que c’est la politique au Niger. Ces opposants qui le dénoncent aujourd’hui, finiront pour la plupart d’entre eux, par le rejoindre quand le système, par imposture le portera au pouvoir, la tête baissée, pour trouver quelques places au gouvernement et dans les services décentralisés de l’État.

Pour beaucoup de politiciens dans ce pays, on fait la politique, sans principes ni convictions ou de ligne directrice…

L’essentiel est de se faire une place sous le soleil ardent du Niger afin de se mettre à l’abris des differentes factures des ménages et autres dépenses mondaines. Le peuple n’a jamais été une préoccupation pour beaucoup d’entre eux. C’est un jeux dangereux de la vie du peuple Nigérien au quel, ils s’adonnent sans une conscience claire de leur responsabilité sur la misère dans laquelle ce comportement enfoui ce dernier. La question de nationalité que certains mettent devant pour écarter un concurrent de taille est la même faiblesse dont le régime de la renaissance s’est rendu coupable pour écarter Hama Amadou du Modem FA Lumana. Nous prenons toujours le côté facile de la vie pour voiler nos insuffisances en face des adversaires qu’on redoute. Si nous sommes en démocratie et que le peuple est notre repère, pourquoi ne pas tous aller devant ce dernier pour qu’il choisisse parmi les candidats, celui qu’il estime capable, de défendre ses intérêts avec l’appareil de l’État.

Des supportrices du candidat Bazoum

La question de nationalité d’origine n’ est qu’ une bombe introduite en Afrique pour nous diviser, empêcher à nos forces de s’unir pour relever les défis auxquels les africains font face. Cela va nous maintenir dans un cadre conflictuel permanent et nous dévier des vrais objectifs à poursuivre pour atteindre le développement. Alors si c’est pour évincer Bazoum, par le canal de la nationalité, cette union contre sa candidature a tout simplement raté le virage. Ils n’ont pas eu la bonne cible. Aussi, le bon sens doit nous guider puisqu’ on ne peut pas rendre un citoyen, apatride alors qu’il a même assumé des responsabilités d’État après que ce dernier lui ait payé toutes ses études.

C’est de cette ignominie qu’a souffert Baba Alpha sous nos yeux et tous ces politiciens étaient là, silencieux sans être capables de s’unir comme aujourd’hui pour dénoncer cette violation des droits humains….

Ils l’ont séquestré et expulsé de son propre pays à cause de ses opinions dans le cadre de son métier. Où était cette union d’opposants et d’autres politiciens revenus de leur soutien pour l’imposture de 2016 quand Hama Amadou était pourchassé, contraint à l’exil, emprisonné dont le seul objectif était de l’écarter de la course au pouvoir. Ces politiciens tous bords confondus qui s’érigent aujourd’hui contre la candidature de Bazoum, ne s’étaient pas unis pour dénoncer cette N’ième violation des droits humains. Dans ce pays, les libertés étaient confisquées sous la renaissance, dont celle des manifestations de rue telle que prévue par la loi. Sous des prétextes fallacieux, les marches et meetings sont interdits, pourtant, Ils ne se sont jamais unis pour défendre la constitution. Des opposants, des membres de la société civile, des journalistes sont embastillés à volonté, ils ne se sont jamais unis pour dire non à cette violation des textes de la république. Même pour défendre le principe du consensus et organiser des élections crédibles, ils ne se sont jamais unis, laissant l’appareil électoral tel que voulu par Guri pour organiser les élections. Mais comme, il s’agit du fauteuil présidentiel, et que tout est fin prêt pour que le président Issoufou passe le témoins à son successeur désigné, on crée une union sacrée pour lutter contre une candidature qui est prévue pour remporter les élections. En démocratie, on ne choisit pas ce qu’on veut dans la cinstitution pour défendre. On doit défendre tout ce qui va contre les normes et les principes qui fondent la république. L’intérêt ici c’est le fauteuil présidentiel tant convoité. C’est pourquoi, l’union s’est créée d’elle même pour aller contre la candidature de Bazoum. Pourtant, tel que le système est établi, n’importe quel autre candidat du pouvoir qui remplacerait Bazoum, remportera la victoire aux élections présidentielles.

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