Mines : le Niger nommé au Prix IGF pour la gouvernance minière

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(Echos du Niger, 31 oct)Le Niger figure parmi onze(11) pays nommés pour le prix d’excellence en matière de gouvernance minière du Forum intergouvernemental sur les mines, les minéraux, les métaux et le développement durable. La nomination a été annoncée à l’issue de la 22ᵉ assemblée générale annuelle du Forum, tenue à Genève du 12 au 14 octobre apprend-t-on.

Le gouvernement a salué cette reconnaissance comme un encouragement à mieux valoriser les ressources naturelles. Cette nomination intervient après plusieurs reformes engagés par les autorités de la Refondation dans le secteur en vue d’une meilleure contribution de celui à l’économie nationale et au profits des communautés locales. Parmi les reformes engagées dans le secteur on peut citer:

La révision de la Loi Minière pour augmenter les recettes de l’État: adoptée via l’Ordonnance n° 2024-37, cette réforme modifie en profondeur le cadre juridique du secteur. Elle introduit une révision à la hausse des droits, taxes et redevances applicables aux compagnies minières, dont l’objectif est d’assurer à l’État une jouissance optimale et plus équitable de ses ressources extractives.


L’Adoption de la loi sur le contenu local: officialisé par l’Ordonnance n° 2024-34, ce nouveau dispositif impose aux entreprises minières (et pétrolières) de privilégier l’écosystème économique national. Pour être qualifiée d’entreprise nigérienne éligible aux marchés miniers, une structure doit désormais détenir au moins 60 % de capital national et être gérée par des Nigériens. Elle fixe également un quota minimal obligatoire de 40 % de sous-traitance locale pour les prestations de services.

La création et la restructuration de sociétés minières d’État: le gouvernement a fait le choix stratégique de diversifier sa production et de reprendre le contrôle direct de ses gisements de souveraineté (uranium, or, lithium, cuivre). Ces dernières années ont été marquées par la création de nouvelles compagnies étatiques et d’entreprises locales de transformation (telles que Comirex pour l’uranium ou Royal Gold Niger pour le raffinage de l’or), actant une politique ferme de nationalisation et de gestion directe des ressources.

La digitalisation et la modernisation du cadastre minier: pour lutter contre la spéculation, le gel des concessions et le manque de transparence, le ministère des Mines a engagé la mise en ligne et la modernisation intégrale de son cadastre minier. Cette réforme vise à simplifier l’accès aux données géologiques tout en offrant un suivi numérique rigoureux des licences attribuées pour maximiser la transparence administrative

Les Echos du Niger

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