(Echos du Niger 4 oct) À partir de ce 5 octobre, le gouvernement compte lancer à Dosso une campagne nationale de dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l’utérus dans le cadre d’Octobre Rose. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Colonel-major Garba Hakimi, a rappelé que cette campagne vise notamment à sensibiliser les femmes au dépistage.
Les dernières estimations internationales détaillées disponibles pour le Niger, celles de GLOBOCAN 2022 publiées par le Centre international de recherche sur le cancer, estimaient à 11 593 le nombre de nouveaux cancers cette année-là, toutes localisations confondues, et à 8 806 le nombre de décès.
Chez les femmes, le cancer du sein arrivait très largement en tête : 2 145 nouveaux cas estimés, représentant 32,1 % des cancers féminins. Le cancer du col de l’utérus arrivait deuxième avec 624 cas estimés. Ces données sont des estimations pour 2022 et non un décompte de cas pour 2026. Elles donnent néanmoins une indication de l’ampleur structurelle du problème.
Le dépistage précoce constitue précisément l’un des principaux leviers permettant d’améliorer la prise en charge.
Une campagne gratuite peut également réduire un obstacle important : le coût de la consultation et des examens pour les ménages disposant de revenus modestes. Mais Octobre Rose ne devrait pas s’arrêter le 31 octobre et ne doit pas être le combat d’un cout instant de l’année.
Une femme chez laquelle une anomalie est détectée doit pouvoir accéder à la confirmation diagnostique, puis au traitement. Cela suppose personnel spécialisé, équipements, médicaments et dispositifs d’orientation fonctionnels.
La mobilisation d’octobre constitue donc une porte d’entrée. Le véritable objectif est de faire du dépistage et de la prise en charge du cancer une capacité permanente du système de santé nigérien.
