Sécurité : les policiers à l’épreuve du concours professionnel des inspecteurs de police

Niger Sécurité

(Echos du Niger 26 sept) Les épreuves écrites des concours professionnels de la Police nationale ont débuté ce samedi 26 septembre 2026. De Zinder à Agadez, en passant par Tahoua, Tillabéri, Diffa et Dosso, les lancements officiels ont été marqués par des appels à la concentration, à la discipline et au respect du mérite. Au total, 4 167 candidats sont annoncés à l’échelle nationale.

Des enveloppes scellées ouvertes devant les candidats, des consignes de rigueur et l’espoir de franchir une nouvelle étape professionnelle : dans les centres concernés, cette journée de concours représente un rendez-vous important pour les policiers qui aspirent à accéder à un corps supérieur. Les autorités administratives et les responsables de la sécurité ont accompagné le démarrage des compositions, en insistant sur les exigences liées aux futures responsabilités des candidats.

À Zinder, l’École normale Askia Mohamed a accueilli le secrétaire général de la région, M. Idrissa Abou, pour le lancement officiel des épreuves. Le centre enregistre 378 candidats, répartis dans neuf salles. Pour le concours des officiers de police, Zinder accueille également les candidats venus de Maradi et de Diffa. Celui des inspecteurs est organisé dans les différentes régions, tandis que les candidats au concours des commissaires composent dans un centre unique à Niamey.

Avant l’ouverture de l’enveloppe contenant les sujets, M. Idrissa Abou a rappelé le rôle essentiel de la sécurité dans l’éducation, l’investissement et le développement social. Il a invité les candidats à travailler dans le calme, à lire attentivement les énoncés et à vérifier leurs copies avant de les remettre. Le secrétaire général a également affirmé que des instructions fermes avaient été données pour faire du mérite le seul critère de réussite. Le commissaire Ibrahim Oumarou, superviseur du centre, a assuré que les dispositions nécessaires avaient été prises pour le bon déroulement du concours.

À Tahoua, le regroupement des candidats donne une dimension interrégionale au rendez-vous. À l’École normale Kaocen, 401 candidats sont enregistrés : 164 pour le concours des officiers et 237 pour celui des inspecteurs. Le centre accueille des candidats des régions de Tahoua et d’Agadez.

Le gouverneur, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a souhaité la bienvenue aux candidats venus d’Agadez avant de les exhorter à se concentrer et à compter sur leurs propres capacités. L’ouverture de l’enveloppe scellée a donné le départ de l’épreuve de technique de rapport d’enquête pour les officiers et de celle de rapport d’intervention pour les inspecteurs. Le commissaire principal Assoumana Toudou Chekaraou, superviseur du centre, a salué les dispositions matérielles et logistiques mises en place par le comité national.

Au CEG 2 de Tillabéri, 266 candidats, dont 13 femmes, répartis dans six salles, ont pris part au concours. Le gouverneur, le colonel Maïna Boukar, a procédé au lancement en présence des responsables des forces de défense et de sécurité et des encadreurs.

« Le pays a besoin d’éléments de la Police expérimentés », a-t-il rappelé, avant d’appeler les candidats à lire et à relire les sujets pour mieux les comprendre. La supervision était assurée par M. Tahirou Boubacar Ibrahim, directeur des études et de la programmation au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Celui-ci a souligné la mobilisation des moyens sécuritaires et matériels nécessaires à la tenue des épreuves.

À Diffa, l’intégrité professionnelle a occupé une place centrale dans le message du gouverneur, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma. La région compte 172 candidats issus du corps des gardiens de la paix, dont une femme, pour l’accès au corps des inspecteurs de police.

Les candidats doivent composer dans trois matières : le rapport d’intervention, le droit pénal et le commandement. Avant le début des épreuves, le gouverneur les a invités à faire preuve de sérénité, de discipline et de confiance en leurs connaissances. Il a particulièrement insisté sur le refus de la fraude et de la tricherie, rappelant que le respect des règles du concours constitue déjà une manifestation de l’intégrité attendue d’un policier. Au-delà de la promotion professionnelle, il a présenté l’accès à de nouvelles fonctions comme une responsabilité accrue envers la population.

À Dosso, l’École normale Mali Béro a accueilli 164 candidats, dont 146 hommes et 18 femmes. Le gouverneur, le colonel-major Bana Alhassane, a ouvert l’enveloppe contenant le sujet de rapport d’intervention, première épreuve prévue pour une durée de trois heures. Trois épreuves sont annoncées au cours de la journée.

La cérémonie s’est déroulée sous la supervision du Dr Mohamed Alfa Zazi, directeur des ressources humaines au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Devant les candidats, le gouverneur a rappelé le caractère sélectif du concours, évoquant 175 places au niveau national pour le concours concerné, sans précision, dans les informations transmises, sur le corps auquel ce quota s’applique. Il a appelé chacun à éviter la précipitation et à prendre le temps de la réflexion.

À Agadez, les candidats au concours des inspecteurs de police ont rejoint le CES Maï Manga Oumara. Le secrétaire général du gouvernorat, M. Souleymane Saidou Boulhassan, y a annoncé environ 172 candidats, dont sept femmes.

En présence des autorités civiles et militaires, il a procédé au lancement de l’épreuve de rapport d’intervention. Ses encouragements ont porté sur le sérieux, la discipline et l’honnêteté. Il a également insisté sur le comportement attendu des policiers dans leurs rapports quotidiens avec la population, tout en faisant état de la présence des jurys et des dispositions prises pour assurer la transparence des opérations.

Du reste, les effectifs propres à Maradi et à Niamey pour l’heure ne figurent pas dans les informations disponibles. Les chiffres présentés correspondent aux centres de composition et ne permettent donc pas toujours d’isoler les candidats selon leur région d’origine.

Dans ces six centres, les messages des autorités convergent : la progression dans la Police nationale exige des connaissances, mais aussi de la rigueur et de l’intégrité. Pour les candidats, l’enjeu est désormais de traduire leur expérience professionnelle en résultats, au fil des épreuves qui doivent départager les postulants.

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