(Échos du Niger du 21 sept)La Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN) a ouvert, ce dimanche 20 septembre 2026 au Centre international des conférences Mahatma Gandhi de Niamey, les travaux de son 6ᵉ congrès confédéral ordinaire. Pendant trois jours, les délégués sont appelés à dresser le bilan de quatre années de mandat et à définir les nouvelles orientations de la centrale syndicale. Placées sous le thème « Liberté et droits syndicaux, représentativité des organisations syndicales et négociations collectives dans le contexte de la mobilisation générale au Niger », les assises interviennent dans un environnement national marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux.
Le congrès examinera les rapports moral et financier du Bureau exécutif national (BEN), ainsi que ceux de la Commission de contrôle administratif et financier (CCAF). Les coordinations régionales présenteront également la situation de l’organisation dans les différentes régions. Les travaux s’achèveront par le renouvellement des instances dirigeantes du BEN et de la CCAF. Plusieurs problématiques touchant directement le monde du travail seront débattues : dialogue social, paix et cohésion sociale, protection sociale des agents contractuels de l’État, migration, Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mobilisation des ressources internes et entrepreneuriat féminin. Présidant l’ouverture, le directeur général du Travail et de l’Emploi, Moussa Saidou Marayé, a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux.
Selon lui, les revendications des travailleurs doivent être examinées dans le cadre d’un dialogue « sincère et constructif », tout en prenant en compte les réalités économiques et financières du pays ainsi que les exigences liées à la mobilisation générale. Pour le secrétaire général de la CDTN, Idrissa Djibrilla, les travailleurs nigériens restent confrontés à de nombreuses difficultés : précarité des revenus, insuffisance de la protection sociale, chômage et sous-emploi des jeunes, retards de salaires dans certains secteurs ou encore pertes d’emplois. Il a également dénoncé des atteintes aux libertés syndicales concernant certains travailleurs. La centrale syndicale entend toutefois inscrire ses revendications dans le contexte national.
« La mobilisation générale ne doit pas être comprise comme une remise en cause des droits fondamentaux des travailleurs », a insisté Idrissa Djibrilla, plaidant pour le maintien du dialogue social et de la justice sociale.La cérémonie a également enregistré la participation de représentants de centrales syndicales nigériennes et étrangères, notamment du Sénégal, du Burkina Faso et du Mali. Au-delà du renouvellement de ses dirigeants, ce 6ᵉ congrès apparaît ainsi comme un rendez-vous important pour la CDTN, appelée à concilier défense des travailleurs, dialogue social et nouvelles contraintes nationales.
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