Niger : après la mutinerie de Niamey, le chef de l’Etat Tiani recompose le sommet des armées

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(Echos du Niger 12 sept) À Niamey, un changement vient d’intervenir à la tête de l’état major des armées. Le général de brigade Mahaman Sani Kiaou, jusqu’ici chef d’état-major de l’armée de terre, prend la tête des Forces armées nigériennes. Il succède à Moussa Salaou Barmou, figure du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Ce remaniement intervient environ deux semaine après les évènement du 28 au 29 août dernier.

Annoncée par décrets du 11 septembre 2026, cette nomination s’inscrit dans un mouvement plus large. Le général de brigade Abdourahmane Abou Zataka récupère le commandement de l’armée de terre, tandis que des changements concernent également les fonctions d’adjoint dans les armées de terre et de l’air. Abdourahamane Tiani renouvelle ainsi plusieurs maillons de la hiérarchie militaire.

Le calendrier donne à ce remaniement une résonance particulière. Moins de deux semaines auparavant, dans la nuit du 28 au 29 août, Niamey connaissait une mutinerie, ainsi qualifiée par le ministère de la defense. Cet épisode place la cohésion militaire au centre des interrogations. Le départ de Salaou Barmou apparait comme une sanction liée à ces événements.

Un détail important, à la veille de sa promotion, Sani Kiaou était à Zinder au niveau de la zone de defense N°3 dans le cadre d’une tournée qui l’a améné également dans le nord du pays à Agadez. Sa mission comportait un rapport aux troupes sur les événements de fin août, une inspection des unités et un volet consacré à la lutte contre la désinformation. Cette tournée, annoncée dans les huit régions, le plaçait déjà au contact direct des préoccupations du commandement.

À la lumière de cette succession d’événements, la nomination peut se lire comme un choix de continuité opérationnelle, assorti d’un renouvellement des responsabilités. Promouvoir le patron de l’armée de terre permet de confier la coordination des forces à un officier déjà installé dans leur commandement.

Pour le chef de l’Etat, l’enjeu dépasse probablement les personnes : maintenir une chaîne de commandement cohérente après une secousse militaire. Pour Sani Kiaou, le défi sera à présent de transformer cette promotion en autorité effective, auprès des états-majors comme des unités. Reste une inconnue politique majeure : la place que conservera Barmou dans le dispositif du pouvoir car pour l’instant pas de point de chute annoncée pour lui .

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