Ciment : plus de 20 000 tonnes mobilisées, le gouvernement serre la vis sur la distribution

Infrastructure

(Echos du Niger 4 sept)Les autorités de la Refondation tente de reprendre la main sur le marché du ciment afin de mieux l’organiser. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a inspecté jeudi 3 septembre plusieurs points de vente de Niamey dans le cadre d’une opération spéciale portant sur plus de 20 000 tonnes de ciment.

Sept points de vente sont concernés par le dispositif, qui impose notamment l’identification des camions et la présentation de preuves de livraison afin d’améliorer la traçabilité du produit. Le ciment 32,5R est annoncé à 60 000 FCFA la tonne, contre 87 500 FCFA pour le 42,5N.

La visite ministérielle a toutefois révélé des résistances. Selon l’Agence Nigérienne de Presse, un opérateur disposant d’une cinquantaine de camions aurait refusé de vendre dans les conditions fixées par les autorités. Abdoulaye Seydou a qualifié cette attitude d’« inadmissible et intolérable ».

L’enjeu dépasse le simple contrôle des prix. Dans un pays engagé dans d’importants besoins de construction — logements, routes, écoles, infrastructures publiques — le coût et la disponibilité du ciment influencent directement celui du bâtiment.

La question centrale sera donc celle de l’application effective des prix annoncés. La mobilisation de milliers de tonnes peut soulager momentanément le marché, mais elle ne réglera durablement la question que si l’approvisionnement, le transport et la distribution restent suffisamment fluides.

Pour les ménages qui construisent progressivement leur logement comme pour les petites entreprises du BTP, quelques milliers de francs supplémentaires sur chaque tonne peuvent modifier considérablement le coût final d’un chantier.

Achirou Ibrahimwww.lesechosduniger.com


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