CNTN-Dignité : le congrès constitutif suspendu, le récépissé au cœur des incertitudes

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(Échos du Niger 13 août) Le congrès constitutif de la Confédération nationale des travailleurs du Niger (CNTN-Dignité), annoncé pour les 13 et 14 août 2026 à Niamey, n’aura finalement pas lieu ce jeudi. À l’origine de ce report, une décision des autorités municipales qui vient placer le récépissé de déclaration au centre d’un dossier déjà sensible pour le mouvement syndical nigérien.

Dans un arrêté daté du 12 août 2026, l’administration municipale de la Ville de Niamey interdit la tenue du congrès constitutif du bureau exécutif provisoire de la CNTN-Dignité. Le motif invoqué est sans ambiguïté : « absence de récépissé ». Le document précise que le Secrétaire général de la Ville de Niamey est chargé de son application.

Cette décision est intervenue à la veille du rendez-vous que les promoteurs de la nouvelle confédération avaient présenté comme une étape majeure de leur organisation. L’invitation officielle annonçait en effet un congrès constitutif au siège du Syndicat national des agents de l’information (SNAI), les 13 et 14 août, sous le signe de « l’Unité – Solidarité – Dignité – Progrès ».

Face à cette interdiction, les responsables de la CNTN-Dignité se sont réunis mercredi au siège de la confédération. La réunion, qui s’est prolongée jusqu’à tard dans la nuit, avait pour objectif d’examiner la décision des autorités municipales, d’en mesurer les implications et surtout de déterminer la conduite à tenir.

À l’issue des discussions, décision a été prise de surseoir à la tenue de l’assemblée générale prévue ce jeudi. Les responsables entendent désormais mettre à profit ce délai pour obtenir le fameux récépissé, dont l’absence constitue, selon des sources proches de la confédération, un obstacle rédhibitoire à la constitution officielle de la CNTN-Dignité.

Mais derrière cette apparente volonté de temporiser, une inquiétude demeure. « Il est à craindre que le fameux récépissé ne soit pas délivré », confie un membre de la structure, laissant entrevoir une nouvelle phase d’incertitude.

La question dépasse ainsi le simple report d’une réunion syndicale. Elle touche à la reconnaissance administrative d’une nouvelle organisation appelée à prendre place dans le paysage syndical nigérien. Pour la CNTN-Dignité, l’enjeu est désormais double : préserver la dynamique de mobilisation autour du projet tout en franchissant l’obstacle administratif qui conditionne son existence officielle.

Le congrès est donc suspendu, mais le dossier, lui, est loin d’être clos. Tout dépendra désormais de la suite réservée à la demande de récépissé. Et, avec elle, de la capacité des promoteurs de la CNTN-Dignité à transformer ce contretemps en simple report plutôt qu’en véritable coup d’arrêt.

Les Échos du Niger

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