Zinder: Babarkia au cœur de la reconquête verte du Niger

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(Échos du Niger 3 août)À l’heure où le Niger célébrait, ce 3 août 2026, le 66ᵉ anniversaire de son indépendance et la Fête nationale de l’Arbre, la forêt classée de Babarkia, à Zinder, s’est imposée comme le symbole d’un engagement renouvelé en faveur de l’environnement.

Sous un soleil de début août, autorités administratives, services des Eaux et Forêts, élèves, organisations de jeunesse, chefs coutumiers et partenaires se sont retrouvés pour une vaste opération de plantation d’arbres, organisée dans le cadre de la Journée nationale de la Refondation.Plus qu’une cérémonie protocolaire, l’événement a porté un message politique et environnemental dans un pays confronté à l’avancée du désert et aux effets du changement climatique.

En ouvrant les travaux, l’Administrateur délégué de la Ville de Zinder, Elh Issoufou Mamane, a rappelé l’ampleur des défis.

« Notre pays, le Niger, est l’un des pays les plus exposés aux effets dévastateurs des changements climatiques. La désertification avance. Face à ce constat, la plantation d’arbres n’est pas un acte symbolique, c’est un acte de résistance, un acte de survie », a-t-il déclaré devant les participants. Le choix de la forêt classée de Babarkia n’a rien d’anodin. Considérée comme l’un des principaux espaces forestiers de la région de Zinder, elle joue un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité, la régulation du climat local et la protection des sols. Pour les autorités, investir ce site revient à réaffirmer la volonté de préserver un patrimoine naturel indispensable aux générations futures. Dans son intervention, l’Administrateur délégué a établi un lien étroit entre la politique de Refondation engagée par les autorités nigériennes et la protection de l’environnement.

« Planter des arbres à Babarkia, c’est refonder notre engagement envers la terre qui nous nourrit, refonder notre responsabilité envers l’environnement qui nous protège », a-t-il affirmé, appelant à transformer les campagnes de reboisement en actions durables. Au-delà des discours, la mobilisation des jeunes et des élèves a constitué l’un des temps forts de la matinée. Pelles en main, ils ont procédé à la mise en terre des premiers plants sous la supervision des agents des Eaux et Forêts, qui ont présenté les essences retenues ainsi que les techniques nécessaires à leur entretien. Les organisateurs ont insisté sur un point essentiel : la réussite du reboisement dépendra moins du nombre d’arbres plantés que de leur suivi.

« Chaque arbre planté aujourd’hui doit être entretenu, protégé et soigné demain. La plantation sans entretien reste vaine », a rappelé Elh Issoufou Mamane. À Babarkia, la célébration de la Fête nationale de l’Arbre a ainsi dépassé le cadre commémoratif.

Elle a illustré l’ambition d’inscrire la protection des ressources naturelles au cœur du développement du Niger, rappelant qu’en cette journée anniversaire de l’indépendance, préserver la terre demeure aussi une manière de préparer l’avenir du pays.

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