Niger : Pas de célébration cette année pour la fête du 1er mai en raison du contexte sécuritaire

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Les travailleurs nigériens vont célébrer l’édition 2026 de la Fête du 1er Mai ou fête du Travail, dans la sobriété, avec des activités symboliques pour marquer l’évènement international. Dans un courrier adressé aux différentes centrales syndicales, la Ministre du Travail et de La Fonction publique, Mme Aissata Abdoulaye Tondi, a annoncé la suspension de toutes les activités de réjouissance notamment le traditionnel défilé des travailleurs, pour raisons de sécurité.  « En lieu et place des défilés habituels nécessitant des rassemblements, avec tous les risques que cela implique, la célébration de cette année se fera de manière symbolique », a annoncé la ministre qui a justifié ce changement par le « contexte national marqué par de multiples défis notamment sécuritaires». C’est la première fois qu’une telle décision est prise pour raison sécuritaire et bien qu’elle a fait grincer les dents chez certaines organisations syndicales déjà engagées dans les préparatifs, elle a été comprise au sein de l’opinion surtout avec les derniers évènements au Mali et le niveau d’alerte qui a été relevé pour prévenir les menaces.

Il n’y aura donc, cette année, le traditionnel défilé du 1er Mai ainsi que les festivités et autres réjouissances qui vont avec comme c’est le cas chaque édition, pour marquer, la célébration de la fête des travailleurs.

Dans un communiqué officiel publié le mercredi 29 avril, la ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi a annoncé que la fête du 1er mai sera célébrée cette année sans défilé sous le thème ‘’le travailleur nigérien, acteur de la Refondation’’.

Commémoration symbolique en raison des défis sécuritaires

Selon la ministre Assaita Abdoulaye Tondi, cette décision est prise au regard du contexte national marqué par de multiples défis sécuritaires, de consolidation de la souveraineté, de réforme institutionnelle, et de transformation économique.

« La Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi a l’honneur d’informer les employeurs et employés des secteurs public, parapublic et privé qu’au regard du contexte national marqué par de multiples défis, notamment sécuritaire, de consolidation de notre souveraineté, de réforme institutionnelle, de transformation économique, un changement est apporté cette année au schéma traditionnel de célébration de la fête du 1er mai 2026 communément appelée fête du travail », est-il indiqué dans le communiqué du ministère.

 A cet effet, « en lieu et place des défilés habituels nécessitant des rassemblements, avec tous les risques que cela implique », a indiqué le ministère du Travail,  la célébration de cette année se fera de manière symbolique, centrée autour d’un thème principal à savoir : « le travailleur nigérien, acteur de la Refondation ». Pour le ministère, cette option permettra aussi aux organisations syndicales de concentrer leurs discours sur le thème central.

Des conférences, des prières et des invocations pour marquer l’évènement dans la sobriété

Selon les autorités, l’organisation de cette fête au niveau des régions doit également s’inscrire dans la même dynamique de commémoration symbolique à l’image du niveau national.

Selon nos informations, c’est après concertation avec les centrales syndicales que la décision a été prise, bien que cela a fait grincer des dents au niveau de certaines organisations qui étaient pleinement engagées dans les préparatifs des festivités prévues pour ce vendredi 1er mai.

Cependant, dans d’autres régions comme à Zinder, des organisations syndicales avaient pris le devant et sont décidé de sursoir cette année aux festivités du 1er mai, qui seront remplacées par des activités plus sobres comme la lecture du Saint Coran ou des prières collectives pour la paix et la sécurité dans le pays.

C’est la première fois que les festivités du 1er Mai sont annulés au Niger pour des raisons de sécurité bien que le pays soit confronté à une amplification des menaces depuis une dizaine d’année. Toutefois, après les récentes attaques terroristes  de Bamako au Mali, le niveau d’alerte a été relevé par les autorités qui appellent à la vigilance et à la mobilisation générale.

Ikali Dan Hadiza