Insécurité : situation calme à Niamey après une nuit agitée suite à des détonations et des tirs dans la zone de l’aéroport

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Le calme est revenu ce jeudi matin à Niamey, après une nuit agitée qui a provoqué une véritable panique dans la capitale. Aux environs de minuit (heure locale), de fortes détonations suivies d’échanges de tirs à l’arme lourde ont été entendus pendant plusieurs dizaines de minutes, dans la zone de l’aéroport international de Niamey, au sud de la ville. Les forces de défense et de sécurité (FDS) ont aussitôt bouclé la zone et vers 2h00, les tirs sporadiques ont cessé  alors que des opérations de ratissage se poursuivaient jusque dans les quartiers périphériques. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur ces terribles incidents qui viennent, toutefois, rappeler l’état inquiétant de la situation sécuritaire du pays avec des zones urbaines comme la capitale, qui ne sont plus épargnées par les tentatives de déstabilisation et d’attaques terroristes.

Aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités sur ces évènements et en attendant la version officielle, les rumeurs vont bon train sur les réseaux sociaux. Selon des informations recueillies auprès de sources sécuritaires, ce sont des tirs de mortier qui ont visé cette partie de la capitale qui abrite la base aérienne 101 de l’armée de l’air nigérienne ainsi que l’Etat-major de la Force Unifiée de la Confédération AES (FU-CAES), en plus d’une cargaison d’uranium en instance d’exportation et qui fait l’objet d’un contentieux avec le français Orano.

 « La situation est sous contrôle », confirment les mêmes sources qui mettent en avant « la prompte réaction » des FDS. Des individus ont même commencé, dès la nuit, à envahir certains ronds-points de la capitale pour « une défense civile », à l’appel des brigades dites patriotiques qui soutiennent le régime. Il faut dire que depuis des jours, les autorités et les services compétents sont en état d’alerte maximale pour parer à toute éventualité, en raison du contexte d’insécurité ambiant qui n’épargne désormais plus Niamey, la capitale nigérienne qui est la plus proche de l’épicentre du foyer terroriste au Sahel que constitue, depuis quelques années, la zone dite des trois frontières, à cheval entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

A.Y.B