Le ministre d’Etat algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, est depuis ce lundi 26 janvier, à Niamey, au Niger, dans le cadre d’une visite de travail, la première d’un haut responsable algérien au Niger depuis plus de dix (10) mois. Selon des sources officielles algériennes, cette visite s’inscrit dans le cadre de la relance de la coopération énergétique entre les deux pays voisins notamment le projet du gazoduc transsaharien (« TSGP), le développement du bloc pétrolier de Kafra, dans le nord-est du pays, ainsi que d’autres domaines de l’industrie pétrolifère notamment la formation et l’accompagnement de plusieurs autres projets mis en œuvre dans le cadre de la coopération entre les entreprises publiques du Niger et de l’Algérie. La coopération entre les deux pays, assez dynamique ces dernières années, avait été suspendue depuis avril 2025 suite à la crise diplomatique qui a émergé entre Alger et la Confédération des Etats du Sahel (AES). Dans le sillage de la crise entre le Mali et l’Algérie, Niamey s’est aussi brouillée avec Alger et depuis, les relations diplomatiques entre les deux pays sont restées en suspens. Cette visite du ministre d’Etat algérien à Niamey s’annonce donc comme celle de la reprise de l’axe Alger-Niamey, comme les deux pays l’ ont d’ailleurs convenu, avec la relance des projets communs notamment l’exploitation du bloc pétrolier de Kafra.
C’est à la tête d’une importante délégation, composée du P-DG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et le DG de Sonatrach International Holding Company (SIPEX), Bouarara Cherif que le ministre d’Etat algérien, a effectué son déplacement à Niamey. Dans la capitale nigérienne, le ministre Mohamed Arkab a été accueilli à l’aéroport international Diori Hamani par le nouveau ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tinni.
La délégation algérienne a été par la suite reçue par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine et des séances de travail se sont poursuivis avec la partie nigérienne.
Comme l’a indiqué, dans un communiqué, le ministère algérien, ce déplacement a pour objectif d’examiner l’état des lieux des activités de Sonatrach au Niger, notamment l’avancement du projet d’exploration et de production au niveau du champ pétrolier de Kafra, dans le nord du pays. A Niamey, le ministre d’État algérien a aussi rencontré des responsables nigériens afin de discuter de l’état d’avancement du projet stratégique de gazoduc transsaharien (TSGP) et du renforcement des mécanismes de coordination et de consultation entre les différentes parties prenantes.
Reprise des activités « convenues » par le groupe Sonatrach au Niger
Le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab s’est ainsi entretenu avec le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tinni. Selon un communiqué du ministère, les échanges ont porté sur la situation des activités de Sonatrach au Niger, en particulier l’avancement de son projet d’exploration et de production sur le champ pétrolier de Kafra, dans le nord du pays.
Dans son allocution, le ministre d’État chargé des Hydrocarbures et des Mines a réaffirmé la volonté de l’Algérie, notamment par le biais du groupe Sonatrach et de ses filiales, de « reprendre les activités précédemment convenues, relatives au projet d’exploration et de production sur le champ pétrolier de Kafra ».
Selon la même source, cette réunion a également permis d’aborder l’état d’avancement du projet stratégique de gazoduc transsaharien (TSGP), d’en examiner les différents aspects et de faire le point sur la mise en œuvre des décisions prises lors des réunions entre les trois ministres responsables des hydrocarbures d’Algérie, du Niger et du Nigéria.
Il convient de rappeler que c’est la première visite d’un haut responsable algérien au Niger depuis avril dernier. La coopération entre les deux pays voisins qui étaient sur une bonne dynamique ces dernières années a connu un coup d’arrêt en avril dernier suite à la brouille entre Alger les pays de la Confédération AES.
En août 2024, le ministre Arkab était déjà venu à Niamey où il s’est entretenu avec ses homologues ainsi que les plus autorités du pays. Des visites effectuées également par plusieurs officiels du Niger à Alger dans le même cadre et avec la clé, la signature de plusieurs accords de coopération notamment dans l’industrie pétrolière.
Depuis avril 2025 pourtant, cette coopération dynamique a été suspendue suite à la crise diplomatique qui a émergé entre Alger et Confédération des Etats du Sahel (AES). Dans le sillage de la crise entre le Mali et l’Algérie, Niamey s’est aussi brouillée par solidarité avec Alger. Depuis, les relations diplomatiques sont restées lettre morte et la coopération suspendue dans tous les domaines. La visite officielle du ministre d’Etat algérien s’annonce donc le déclic officiel pour une reprise de l’axe Alger et Niamey alors que le contentieux entre les autorités maliennes et algériennes reste intact.
A.Y.B

