(Echos du Niger 18octobre)La 5ᵉ promotion du Cours d’État-Major de l’École Militaire Supérieure (EMS) a effectué, jeudi, sa rentrée académique, marquant une nouvelle étape dans le rayonnement de cette institution devenue une référence régionale en matière de formation des cadres militaires.
Ils sont 35 stagiaires à entamer cette session 2025-2026, dont 23 officiers des Forces Armées Nigériennes (FAN), 4 de la Gendarmerie Nationale, 4 de la Garde Nationale du Niger, 2 du Burkina Faso, 1 du Mali et 1 du Tchad. Une diversité qui illustre la vocation internationale et intégratrice de l’EMS, forte déjà de quatre promotions précédentes couronnées de succès.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Chef d’État-Major Général des Armées du Burkina Faso, de son homologue du Mali, ainsi que de nombreux hauts responsables militaires et représentants de structures partenaires. Dans son allocution, le Colonel-Major Raphiou Coulibaly, Commandant de l’École, a salué l’engagement collectif ayant permis une préparation réussie de cette rentrée, invitant les stagiaires à faire preuve de discipline et de rigueur pour atteindre les objectifs fixés par le Commandement.
Prenant la parole, le Chef d’État-Major des Armées du Niger, le Général de Division Salaou Barmou, a replacé cette rentrée dans le contexte d’un environnement stratégique marqué par une instabilité sécuritaire persistante dans le Sahel. Il a rappelé que face aux menaces hybrides, telles que le banditisme armé et la guerre informationnelle, les armées du Sahel doivent investir dans la compétence et la réflexion doctrinale.
« Le Cours d’État-Major n’est pas seulement un passage de carrière, mais une école de pensée militaire, un laboratoire où se forgent les esprits capables de concevoir et conduire les opérations avec rigueur et éthique », a-t-il affirmé.
Les Echos du Niger

